‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 3)Chapitre 36 sur 132 · DROUIN DE LHUYS · texte numérisé non relu

DROUIN DE LHUYS

des ministres auquel M. le président a communiqué sa lettre ; M. de Failoux a donné à cette lettre la plus entière approbation. »

[Communiijué .) M. le ministre de l'instruction publique nous adresse à ce sujet la rectification suivante :

" La note publiée par la Patrie n'a pas été communiquée à M. de Failoux; il n'eût pu en autoriser les termes.

n La coramunitation de la lettre de M. le président de la République avait été purement officieuse et excluait toute idée de publicité. »

Moniteur, lO septembre 1S49.

2° Il est prouvé qu'à la date du 9 mai 1849 le souverain pontife persistait plus que jamais à ne donner au gouvertiement français aucune garantie, aucune espérance, ainsi que cela résulte de cette seconde dépêche :

« 9 mai 1849.

Le minisire des affaires étrangères à MM. de Rayneral et d^Harcourt, à Gaele.

» A mesure qu'on semble approcher du dénouement, on voit se dessiner avec plus de netteté de dangereuses propensions, qui, d'abord, se déguisaient BOUS des prétextes plus ou moins spécieux. Pour se i"efuser à toute déclaration préalable des intentions du saint-père, ses conseillers parlent de l'inconvénient de lui lier d'avance les mains. Cette objection pourrait avoir quelque valeur s'il s'agissait de poser, en détail, les bases d'un régime nouveau ; mais lorsque nous demandons seulement qu'on indique la voie dans laquelle on se propose de mai'cher après le rétablissement de l'autorité du saint-siége, comment comprendre qu'on persiste à se renfermer dans xm silence absolu, à moins qu'on n'ait la pensée secrète de revenir purement et simplement à tous les abus de l'ancien régime ?

» DROUIN DE LHUTS, »

3° Il est prouvé que le ministère a indignement trompé l'Assemblée constituante le 16 avril, en lui disant :

Séance du 16 avril 1849.

« M. oniLON BARROT : Le protectorat de nos nationaux, le soin de maintenir notre influence en Italie, le désir de contribuer à garantir aux populations romaines un bon gouvernement fondé sur des institutions libérales, tout xious fait un devoir d'user de l'autorisation que vous nous avez accordée... Ce que nous pouvons affirmer dès à présent, c'est.-que du fait de notre intervention sortiront d'efficaces garanties, et pour les intérêts de notre pays, et pour la cause de la vraie liberté. La pensée du gouvernement n'est point de faire concourir la France au renversement de la République qui subsiste actuellement à Rome. Il importe à la France de faire Hotter son drapeau en Italie, pour qu'à son ombre l'humanité soit respectée et la liberté au moins partiellement sauvée. En occupant un point de l'Italie aujourd'hui menacée, l'Assemblée a donné pour mission au pouvoir exécutif de poser une limite aux prétentions de V Autriche.

» M. LEDRU-KOLLiN : La couclusiou forcée de l'intervention que vous allez essayer, c'est la restauration du pape parla force....

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