‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 3)Chapitre 7 sur 132 · II. La France est restée volontairement à l'écart · texte numérisé non relu

II. La France est restée volontairement à l'écart

REVUE DES DEUX-MONDES. — Livraison du 1"" août 1840, page 486. (Article attribué à M. Thiers parle Courrier français, dont on sait que le rédacteur, M. Léon Faucher, assistait à la pensée de ]\L le président du l^r mars.) « La France s'est séparée et elle a bien fait; son cabinet a bien agi, et il aura avec lui l'opinion de la France et du monde. »

L'aveu est formel; c'est plus qu'un aveu, c'est une apologie.

m. La France n'a pas, dans la question qui se débat entre Alexandrie et Constantinople , des intérêts commerciaux importants : c'est ce qui résulte des recherches faites par M. le baron Charles Dupin dans son discours prononcé à la Chambre des pairs :

(( La France fait avec l'univers un commerce annuel qui s'approche de deux milliards. . . Sur ces deux milliards, la valeur de nos échanges avec cent millions d'étrangers s'élève :

» DANS l'occident, à près de neuf cent millions;

» DANS l'orient, à moiiis de trente- Jeux millions (1). »

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