‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 4)Chapitre 26 sur 116 · AS4S · texte numérisé non relu

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bien impérieux pour braver toutes les colères qu'elle- déchaîne, toutes les menaces qui lui parviennent, tous les coups, peut-être, qu'on lui prépare, toutes les injustices qu'elle pressent, toutes les ingratitudes nouvelles qu'elle prévoit.

Aujourd'hui, que l'obscurité dans laquelle étaient enveloppés les actes de la Commission executive tend à se dissiper, la Presse dit avec la même fermeté, avec la même bonne foi, avec le môme patriotisme :

Justifiez-vous 1 justifiez-vous !

La question qui sera posée demain samedi, 25 novembre 1848, devant l'Assemblée nationale, est complexe :

Si rAssembiéo, dans un ordre du jour motivé, absout le général Cavaignac, elle condamne la Commission executive; si elle réhabilite la Commission executive, elle flétrit le général Cavaignac.

Si l'Assemblée, juge de toutes les fautes commises, de tous les griefs respectifs, essaie de faire une cote mal taillée et de mettre dos à dos la Commission executive et la Dictature du 24 juin, l'Assemblée manquera d'équité, car les conditions ne sont pas égales entre la Commission executive, qui a été ignominieusement exécutée, et le général Cavaignac, qui a été mvesti de tous les pouvoirs, et pro clamé le sauveur de Paris, le sauveur de la France, le sauveur de la société.

C'est ce que l'Assemblée, si elle est juste et impai-tiale, ne saurait oublier.

M. Cavaignac qui, le 24 juin, avait son plan, a de même son PL.vN le 24 novembre.

Ce plan consiste à réunir tous les ordres qui lui ont été donnés par les divers membres de la Commission executive

jusqu'au 23 juin, à rapprocher ces ordres avec arl les uns (les autres pour en faire saillir les contradictions apparentes ou réelles, et à dire à rAssemblée : — En présence de tous ces ordres contradictoires, que vouliez-vous que je (isse? Ce que j'avais de mieux à faire, n'était-ce pas de hâter de tous mes efîorts et de tous mes vœux le renversement de la Commission executive, afin de prendre Je pouvoir, trop lourd pour ses mains trop nomJDreuses et débiles?

M. Cavaignac compte que cette apostrophe à l'Assemblée sera décisive; il compte qu'elle sera accueillie au bruit des acclamations les plus vives.

Nous croyons que M. Cavaignac s'abuse.

Des ordres différents, des ordres contradictoires, ce que nous ignorons, lui eussent-ils été donnés par la Commission executive, que celte absence d'unité ne suffirait pas pour décharger M. Cavaignac de la grave responsabilité qui pèse sur lui, pour justifier son inqualifiable inaction dans les journées des 22 et 23 juin et dans la matinée du 24 juin.

Un ministre qui fait passer l'intérêt de son pays avant le triomphe de son ambition, lorsqu'il reçoit des instructions incohérentes, ne se condamne pas pour cela à l'immobilité. Ou il donne à ces instructions un corps et un sens ; ou, s'il n'en veut pas prendre sur lui la responsabilité, il les apporte et dit à ceux qui les lui ont données : Vos instructions se contredisent; mettez-les d'accord, afin que j'agisse en conséquence.

Un ministre qui tient une autre conduite est un ambitieux ou un imbécile ; ou il tend un piège, ou il n'est qu'une machine, ce qui nous ramène toujours à cette inévitable alternative :

Ou coupable ;

Ou incapable.

M. Cavaignac n'a que le choix entre l'une ou l'autre expression. Il se peut qu'il n'ait été qu'incapable, mais alors derrière lui était une main coupable ; c'est celle qui a fait mouvoir tous les fils au bout desquels ont été attachés, le

24 juin, M. Pascal Duprat réclamant l'état de siège et la dictature, et M. Bastide maniant à la tribune pour surprendre un vote par une fausse nouvelle :

M. EECCUT, M. BASTIDE,

Ministre de /'ùife'ri'eur. Ajjairei étrangères.

24 JUix. 24 JLIN.

NEUF ÎIEUlîES DU MATIX. UNE HEURE APRÈS MIDI.

Dépêche télégraphique. A l'Assemblée nationale.

« La g.irde nationale mobile, la n Citoyens, au nom de la pairie,

troupe do ligno, la garde répiibli- je vous SUPPLIE de mettre un ter-

caine, ont fait courageusement leur me à vos délibérations et de voter le

devoir; elles sont INIAITRESSES plus tôt possible; dans une heure,

SUR TOUS LES POINTS. peut élre, l'hotel-de-tille sera

»i Sigué : RECrRT. )■ TRIS. On nous l annonce à l'instant. «

Sans doute, M. Bastide ne manquera pas de dire qu'en effet la nouvelle de la j^rise de VHùtel-de-Ville était fausse, mais qu'il la croyait vraie.

Qu'il la crût vraie ou qu'il la sût fausse, peu importe ! des ministres qui, au lieu de rassurer une grande assemblée, afin de la maintenir à la hauteur de ses devoirs et des circonstances; des ministres qui, au lieu de la rassurer, l'effraient, sont des ministres jugés, et les absoudre pour cause d'incapacité, lorsque Fincapacilé les fait tomber si bas, c'est encore les condamner.

Mais ce qui nous ferait supposer qu'il y a eu dans la journée du 2-i juin moins d'imprévu qu'on ne cherche à le faire croire, et moins d'ingénuité qu'on voudrait bien le persuader, c'est qu'en même temps qu'on chassait M. de Lamartine comme incapable, on conservait M. Bastide comme ministre des affaires étrangères ; on mettait, il est vrai, M. Senard à la place de M. Recurt; mais M. Recurt ne faisait que changer d'hôtel ; il était nommé ministre des travaux publics.

M. Recurt n'est plus ministre, mais il est préfet de la Seine ; il occupe l'Hôtel-de-Ville, celte clé de toutes les révolutions, cette clé de tous les gouvernements nouveaux, dont M. Armand Marrast avait eu si grand soin de s'emparer.

M. Armand Marrast, qui connaît parfaitement son- échiquier révolutionnaire, sait le rôle décisif qu'y joue rilôtelde- Ville de Paris.

Quant à M. Pascal Duprat, c'est sa faute uniquement s'il n'a pas eu l'honneur de représenter la France h l'étranger. II ne peut en accuser que sa propre indiscrétion.

Tels sont les fails : nous laissons à nos lecteurs à en tirer la conclusion.

26 novembre 1848.

Parole puissante, celle de M. Guizot ; ministère affermi par une durée de sept années ; immense majorité compacte dans la Chambre des pairs et dans la Chambre des députés; ordres du jjur les moins mérités, mais les mieux motivés; appui du Journal des Débats ; opposition du National; tout cela réuni, le 23 février 1848, n'a pas suffi pour préserver de sa chute le ministère du 29 octcbrc 1840. Parole magnifique, celle de M. de Lamartine ; gouvernement éprouvé par une lutte de quatre mois ; adoption, le 8 mai, à l'unanimité, moins cinq voix, de la proposition suivante : « Le gouvenie- » ment provisoire a bien mérité de la patrie; » le 12 juin, vote de confiance à l'immense majorité de 569 voix contre 112; tout cela réuni, le 24 juin, n'a pas suffi pour empêcher le renversement de la Commission executive nommée le 8 mai, au scrutin, par la majorité de l'Assemblée nationale.

Qu'enseignent ces deux leçons mémorables? Elles enseignent que la centralisation administrative exerce en France une telle puissance, que cette puissance fait perdre à la majorité parlementaire sa plus importante signification, sa plus grande utilité, celle de boussole destinée à empêcher les g mvernements de faire fausse route, de prendre le p()lo sud pour le pôle nord.

Il en est autrement en Angleterre et aux Etats-Unis, où il n'existe pas de centralisation administrative : la majorité parlementaire n'y va jamais longtemps en sens contraire de l'opinion publique.

II y aurait h dresser une énumération curieuse et instructive; ce serait celle de tous les votes qui devaient affermir en France le pouvoir et qui l'ont abusé, égaré, conduit a l'abîme, au lieu de le conduire au port.

Cela dit, ou plutôt cela répété, car il y a dix ans que nous faisons entendre cet invariable langage, on comprendra que nous attachons assez peu d'importance au vote du 25 novembre 1858.

L'ordre du jour qui déclare ce qui suit : « Le général Ca- » vaignac, chef du pouvoir exécutif, a bien mérité de la » patrie, ') cet ordre du jour n'est que la seconde édition du décret du 28 juin.

Le décret du 28 juin n'était lui-même que la copie du décret du 8 mai, ainsi conçu . « Le gouvernement provisou'e » a bien mérité de la patrie. »

La seule différence qui existe entre les deux votes, c'est que, dans l'intervalle du. 8 mai au 28 juin, le pouvoir a changé de dépositaires, ce qui prouve une fois de plus que c'est le gouvernement, quel qu'il soit, qui a la propriété d'attirer toujours à lui la majorité.

C'est là une vérité que nous défions le National luimême de contredire.

Mais laissons de côté le vote pour ne nous attacher qu'au débat, et dans le débat ne nous attachons qu'aux faits incontestés, qu'aux articulations précises; laissons de côté ce qui est mise en scène, ce qui est succès dû à des oppositions de niots d'un effet immanquable, telles que celle-ci : Avocat et Soldat... sortons de la représentation, entrons dans la discussion.

M. Cavaignac a parlé trois heures; il a prouvé qu'il eût fait un bon Avocat, mais il n'a nullement prouvé qu'il se fût conduit en bon Soldat.

Notre travail intitulé : le général cwaignac devant la COMMISSION d'enqlête, rcstc debout tout entier. Qui le relira après la séance du 2o novembre 1848 se convaincra qu'elle n'a fait que lui donner des bases plus fermes et plus larges.

Au fait! au fait!

Ministre de la guerre depuis le 17 mai, M. Cavaignac a-lil pu empêcher l'insurrection du 23 juin? — Oui. L'a-l-il empêchée ? — Non. A-t-il e.xposé Paris et la société ?— Oui. Les a-t-il sauvés? — Non. Devait-il suivre dans sa retraite la Commission executive? — Oui. L'a-t-il suivie? — Non.

Le 22 juin, il y avait un moyen, déjà éprouvé le 17 avril, de prévenir, d'intimider l'insurrection : c'était de déployer un appareil militaire imposant. Rien n'était plus facile, puisque, de l'aveu réitéré de M. Cavaignac, il avait 42,000 hommes.

Savoir :

25.000 hommes troupes de ligne, 15,000 hommes garde mobile, 2,500 hommes garde républicaine.

42,500 hommes.

— Que fait le général Cavaignac?

Il ne fait rien.

Il laisse (selon l'expression de M. Marrast, maire de Paris), il laisse a paisiblement » s'établir de toutes parts les barricades.

— Pourquoi ?

— C'est qu'il a un plan.

— Quel plan ?

— Un plan qui consiste à ne pas disséminer ses troupes, à préférer d'avoir une insurrection à réprimer qu'une émeute à prévenir^ une bataille à livrer qu'un attroupement à disperser.

— Mais alors, si tel était le plan de M. le ministre de la guerre, il aurait bien dû en informer tous les colonels, chefs de bataillons et capitaines de la garde nationale, afin que tous les gardes nationaux restassent tranquillement chez eux, au lieu d'aller se faire tuer à l'assaut des barricades.

Sans doute Thonneur de l'armée, le sang des soldats, ne doivent pas être légèrement, imprudemment exposé, ni répandu ; mais l'honneur de la milice citoyenne, le sang des

lOi tS4S.

gardes nationaux ne sont pas, apparemment, moins importants, moins précieux à ménager.

Or, laisser s'engager, comme on l'a fait, la garde nationale, et réserver l'armée pour agir tardivement, c'était, ainsi qu'on l'a dit, commettre une double faute, car c'était décourager la garde nationale et encourager l'insurrection. C'est en effet ce qui a eu lieu; tous les témoignages recueillis l'ont constaté, et pas un seul de ces témoignages n'a été contesté.

Aussi, M. Cavaignac n'a-t-il opposé qu'une dénégation vague et timide h ces paroles rapportées par M. Barthélémy Saint-Hilaire : « Croyez-vous que je sois ici pour défendre » vos Parisiens, votre garde nationale'? Qu''elle défende elle- » même sa ville et ses boutiques I Je ne veux pas dissémiiier » mes troupes. Je me rappelle 1830, je me l'appelle fé- » V7ier. . . »

La meilleure preuve que M. Cavaignac a bien tenu ce langage, c'est que ce langage ne fait qu'exprimer la pensée même de son plan.

Ainsi donc, à l'avenir, la garde nationale de Paris saura parfaitement à quoi s'en tenir. Elle laissera les barricades s'élever sans s'y opposer, et attendra, pour marcher, d'avoir vu se déployer le malheureux système très mal défini de « concentration des troupes. »

Mais si, comme cela s'est vu, les insurgés, enhardis par l'absence de toute résistance, forcent les citoyens les plus paisibles, les plus ennemis de toute tentative d'insurrection, h les aider dans la construction des barricades, qu'arrivera-t-il? Il arrivera que ces excellents citoyens, pour échapper au risque d'être tués, courront le risque d'être transportés.

Et c'est là ce que M. Cavaignac a appelé un système, aux applaudissements de la majorité satisfaite, laquelle aurait dû se lever pour protester contre la pompe d'un tel mot, cachant la pauvreté d'une telle idée !

Un système qui a été plus meurtrier qu'-une glorieuse ba-

taille, qui a coulé la vie h huit officiers généraux, et à un grand nombre de soldats et de citoyens !

M. Cavaignac, comme argument en faveur de son système, a invoqué les souvenirs de juillet 1830 et de février 1848. Mauvais exemples invoqués, car en juillet 1830 et en février 1848, ce n'est point parce que les troupes ont été disséminées que deux royautés sont tombées, c'est parce qu'elles ne se sont pas défendues, c'est parce qu'elles avaient contre elles « l'ascendant moral, » c'est parce qu'elles n'avaient pas pour elles un texte de constitution ou de loi assez clair, assez précis, qui prévînt toute équivoque de bonne foi.

Le 17 avril 1848, pour contenir et intimider une insurrection de la nature la plus grave, il avait suffi que la garde nationale se déployât sur deux lignes dans toute la longueur du boulevard ; pourquoi le 22 juin n'avoir pas recouru à ce moyen qui avait été si efficace le 17 avril, alors que le suffrage universel ne s'était pas encore exercé, alors qu'il n'y avait encore, en France, qu'un gouvernement improvisé, le gouvernement provisoire, alors qu'aucune troupe n'était encore rentrée dans Paris ?

Le 22 juin, vous aviez 23,000 hommes de troupes que le ministre de la guerre n'avait pas le 17 avril; le 22 juin, au lieu do onze dépositaires du pouvoir, il n'y en avaitquecinq; le 22 juin, enfin, vous aviez avec vous toute la force que vous donnait l'Assemblée nationale.

Pas un mot dans les quatre suppléments dont se compose le Moniteur, pas un qui explique pourquoi ce qu'il y avait de plus simple, de plus urgent à faire, est précisément ce que vous n'avez pas fait !

Cependant, vous étiez averti depuis longtemps; depuis longtemps vous saviez qu'on marchait à une crise, que ce ne serait pas une émeute, que ce serait une bataille, une campagne de plusieurs jours et de plusieurs factions réunies ; » vous le saviez depuis le 8 juin ; eh bien ! en vue de cette crise, de cette bataille, où sont les précautions que vous avez prises ?

Il y avait à Paris 23,000 hommes de troupes, ce qui n'était d'ailleurs que l'accomplissement de l'ordre formel donné le 20 mai par la Commission executive;— soit ; mais pourquoi, de votre aveu même, avoir attendu au 20 juin pour prescrire, nous copions le Motriteiir, sur un rapport présenté le 17, le mouvement qui devait rapprocher les trois brigades de la division de réserve de l'armée des Alpes, de telle sorte que, grâce aux chemins de fer, elles ne fussent plus qu'à quelques heures de Paris? Du 8 au 20 juin, c'était douze jours de perdus ; du 14 juin, jour où la fameuse lettre adressée à M, Blanqui fut interceptée, c'était encore six jours ; or, moins on a de temps devant soi et plus il importe de l'utiliser, de ne pas laisser perdre une heure. Eh bien ! que de temps vous avez perdu !

« Journellement, M. de Lamartine me demandait sans » cesse : « Les troupes arrivent-elles ? Préparez-vous à une » bataille; la bataille est imminente. » Ma réponse était celle » que je viens de vous faire, je lui répondais : (t Les ordres » sont donnés pour que la garnison arrive au chiffre de 20 ^^ à 25,000 hommes; les troupes sont en mouvement ; j'oi' » donné à la division de l'armée des Alpes l'ordre de se di- » riger sur Bourges. »

Ce sont vos paroles mêmes, telles qu'elles se trouvent page 3354 du Moniteur. . . et c'est deux pages plus loin que vous dites : « Le 20 juin, sur un rapport présenté le 17, » le ministre prescrivit le mouvement qui. . . »

Vous ne disiez donc pas la vérité à M. de Lamartine ; vous endormiez donc dans une fausse sécurité la commission executive ! . . . Si les trois brigades demandées eussent été, le 22 juin, à Bourges, à GienclàAuxerre, il est vraisemblable que M. l'amiral Casy n'en aurait pas été réduit, le 24 juin, à cinq heures du matin, h transmettre l'ordre parle télégraphe de faire venir de Brest, de Cherbourg, de Bordeaux !. . . quoi? — Des bataillons d'infanterie de marine.

Est-ce clair?

Mais le temps que nous avons pris à lire avec la plus scrupuleuse attention quarante-deux colonnes du Moniteur

ne nous laisse pas le loisir de nous appesantir sur plusieurs détails importants, bien que secondaires; il nous faut brusquer la fin de cet article.

C'est par des félicitations que nous le terminerons.

Vous avez été bien heureux que la pensée ne soit venue ni à M. Garnier-Pagès ni à M. Ledru-Rollih de vous demander comment il se faisait que vous n'ayez songé à vous servir du télégraphe que le samedi 24 juin, h ONZE HEURES, pour faire venir en toute hùle toutes les troupes disponibles des divisions militaires les plus voisines? Comment il se faisait que l'idée ne s'en soit pas présentée à vous le vendredi 23 juin dans toute la journée? Comment il se faisait que, même le samedi, vous vous soyez laissé devancer de six heures par votre collègue le ministre de la marine ? Vous avez été bien heureux aussi qu'aucune interpellation ne vous ait été adressée sur l'habile manœuvre de M. Bastide, sans laquelle la proposition de i\I. Pascal Duprat, dictature et état de siège, n'eût peut-être pas été convertie en décret.

Des vérités très dures vous ont été dites; mais, il faut l'avouer, le succès de la journée vous a été rendu bien facile.

Grâce à Tinfinité des détails qui vous ont sauvé, vous avez échappé à la gravité des questions qui devaient vous perdre.

Mais s'il est des points du débat qui sont restés dans l'ombre, il en est un sur lequel nous n'avions pas insisté et qu'une vive lumière a éclairé : c'est celui qui établit votre participation à ce que M. Barthélémy Saint-Hilaire a appelé

e « COMPLOT PARLEMENTAIRE. »

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