M. GARNIER-PAGÈS, MEMBRE DE LA COMMISSION EXECUTIVE
« Des nouvelles que nous recevons à chaque instant nous
» apprennent que la GARDE NATIONALE, le peuple armé,
f> le véritable peuple (Très bien ! très bien!), celui qui veut
» l'ordre, et qui est armé pour l'assurer, s'avance ; nous
(1) J'avais, en effet, donné ma démission le 20 juin : mais vous devez savoir que tout officier démissionnaire ne peut abandonner son commandemant avant d'avoir été remplacé. Je continuais donc à faire mon service à l'état-major général, lorsque je fus appelé, le 22, à la Commission executive, et prié, en présence d'une crise, imminente, et en attendant mon successeur, le général Cliangarnier, de reprendre le commandement actif. Je répondis que c'était mou devoir. »
(2) Expressions textuelles de la lettre de II. Clément Thomas.
» apprennent que le brave peuple armé , la GARDE NA- » TIONALE , s'est montrée partout avec un courage hé~ » ro'ique ; nous savons que, s'il y a eu quelques victimes, » nous savons qu'elles ont bien mérité de la patrie , celles- » là comme toutes! (Très bien!; et qu'ils ont donné un » noble exemple de ce que nous avons à faire, nous, pour » rétablir l'ordre , et venir à leur aide dans ces grandes » circonstances. »
Qui faut-il croire :
Ou de M. Clément Thomas, commandant supérieur des gardes nationales de la Seine, qui , le 2 décembre, accuse de « PEU d'empressement » la garde nationale de Paris ;
Ou de M. Cavaignac, qui, le 23 juin, constate son « Entrainement, » et de M. Garnier-Pagès, qui déclare qu'elle s'est montrée partout avec un « courage héroïque? »
Est-il donc impossible de mettre en présence deux républicains de la veille sans qu'ils se donnent l'un h Pautre un démenti?
Si c'est M. Clément Thomas qui a raison, lorsqu'il accuse a la garde nationale d'avoir mis peu d"" empressement » le 23 juin, » que devient alors le décret de l'Assemblée nationale daté du 24 juin? Ce décret commençant par ces mots :
« Gardes nationaux,
» Vous avez donné hier, vous ne cessez de donner des » preuves ECLATANTES de votre dévoûment à la Répu- » blique. »
Si vous voulez, messieurs, que l'on vous croie, commencez donc par vous acorder !
LE GENERAL GAVAIGNAG