‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 4)Chapitre 37 sur 116 · DEUX DÉCLARATIONS SOLENNELLES · texte numérisé non relu

DEUX DÉCLARATIONS SOLENNELLES

" Mon p^re siégeait à la Convention ; je suis heureux et FIEK d'être le flls d'un tel homme. >•

Moniteur universel, 3 septembre 1848.

" En me désignant, le gouvernement a voulu honorer, au nom de la nation, la mémoire d'un citoyen vertueux, d'un M.\KrYR de la liberté.

" La mémoire de mon NOBLE frbre est vivante parmi les grands citoyens qui m'ont choisi... »

Proclamation à l'armée et aux habitante de l'Algérie. Mars 1848.

2 décembre 184S.

Ces deux déclarations solennelles de M. Eugène Cavaignac sont catégoriques, et en disent plus en quelques lignes que toutes les circulaires et toutes les professions de foi.

Ce qu'il y a donc de mieux à faire pour connaître sûrement les sentiments que renferme et les opinions que dissimule celui qui aspire à la présidence de la République, et ne recule devant l'abus d'aucune influence propre à assurer le succès de sa candidature, c'est d'interroger le Moniteur^ c'est d'interroger Ihistoire sur J.-B. Ca\ aignac et sur Godefrov Cav.-iignac.

J.-B. CAVAIG^UC.

.< Jlon père siéseait k la Convention ; je sulj heureux et FIliR d"êti-e le fils d'un tel hmime. -y

Général cavaigsac. Moniteur du 3 septembre 1818.

Avocat à Toulouse, J.-B. Cavnigiiac est nommé à la Convention par ie département de la Haute-Garonne.

Neuf membres votent la mort de Louis XVI sans appelau peuple et sans sursis; il est l'un des neuf.

Le second titre qu'il s'acquiert dans l'histoire est la proscription EN MASSE des habitants de Verdun.— Leur crime? — Us s'étaient rendus aux Prussiens.

Il se montre surtout implacable contre les femmes de Verdun :

Page 1