‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 4)Chapitre 46 sur 116 · HETZEL · texte numérisé non relu

HETZEL

Njus pourrions nous contenter d'opposer purement et simplement à M. Hetzel, secrétaire général du ministre des affaires étrangères, les paroles de M. Armand Marrast, présentement président de l'Assemblée nationale : nous pourrions nous contenter de dire c^j M. Hetzel, « la liberté vit DE DÉFL^NCES ; " Hiais la réponse serait trop courte et trop facile.

Nous dirons donc à M. ïfctzel :

El pourquoi, monsieur le secrétaire général, craindrionsnous de vous soupçonner, vous et votre coterie, des plus indignes manœuvres électorales ?

Oieriez-vous affirmer que vous êtes étranger à la fabrication de toutes ces indignes publications illustrées sur lesa quelles la préfecture de police appose son visa avec empressement?

iNier est facile !

N'avez-vous pas fermement nié, dans le Spectateur réjm- 6Z/cam, que ce journal se rédigeât dans le cabinet même qu'avait occupé M. Génie, alors que le fait était matériellement vrai, alors que nous aurions pu en produire les preuves matérielles les plus irrécusables?

Vous qualifiez de « faux, d'acte indigne d'un honnête homme, » la manœuvre qui consisterait., pour les rendre nuls, h imprimer des bulletins électoraux suv papier de couleur; nous prenons acte de votre déclaration et de votre indignation. Mais que direz-vous s'il se trouve dans l'urne électorale des bulletins uTiprimés sur papier de couleur, qui sans celte cause d'annulation eussent compté à M. Louis- Napoléon Bonaparte? Direz-vous que ce sont ses amis qui les ont fait imprimer?

Nous vous altendons au dépouillement des votes déposés le 10 (Iéccnii3re dans l'urne du suflrage universel.

Mais jusque-là vous nous permettrez, monsieur le secrétaire général, d'user du droit que réclamait M. Armand Marrast,(( du droit de vous questionner, du droit de nous dé- » fier d'un pouvoir si menaçant, de croire à des abus si fa- « ciles, de répéter les rumeurs de Vopinion qui a ini instinct )) si droit et si sûr. »

Cependant, monsieur le secrétaire général, puisque vous êtes si susceptible et si scrupuleux en matière d'élection et de candidature , nous vous demanderons ce vous pensez d'inspecteurs généraux qui écrivent des lettres ainsi conçues, et dont nous tenons à votre disposition l'original :

« 14 avril 1848.

MADiEK DE MOKTJATJ jeune, INSPECTEUR GÉNÉRAL, au citoyen ministre de l'intérieur.

(Rapport n° 5, celui daté de Guéret étant sous le no 3 par erreur et devant porter le no 4.) « On ne peut plus vaincre Girardin aujourd'hui qu'en JETANT dans la Creuse TROIS ou quatre mille suffrages (1) au moins, parce qu'il est probable que Girardin profitera beaucoup dans l'affusiou des listes.... Il faut en outre détacher de lui les populations en prouvant immédiatement aux pauvres qu'ils ont beaucoup à attendre des ennetnis de Girardin.

» Signé : E. MADIER DE MONTJAU. »

Que pensez-vous, monsieur le secrétaire général, de ces

(li 3 ou 4,000 suffrages, c'était juste ce qu'il fallait pour empêcher M. de Girardin d'être élu.

Le département de la Creuse avait à élire sept députés. Voici comment se sont réparties les voix :

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