NATIONAL DE LA VEILLE NATIONAL DU LENDEMAIN
1840. Vdin.
Affaire de Boulogne. Queilion de la pré.^ideiire. B Ce jeune homme (en parlant de « Le nom légué par l'empereur à Louis Bonaparte ) porte un nom ses descendants rappelle les plus magique, un nom qui apparaît au cruelles atteintes à la liberté. Ce pays comme un symbole de juiis- nom, pris dans le sens que lui donne sance, un gage de nationalité ; les l'histoire, est la négation même de souvenirs les plus brillants l'entou- tous les progrès que nous avons aèrent et le protègent. . . » complis, de toutes nos libertés. »
Nalional, 9 août 1840. National, 6 novembre 1848.
Nous ne doutons pas que tous les journaux, à commencer par VAssemblée nationale^ qui ont mis tant d'empressement à citer l'article de la Presse du 8 août 1840, ne mettent le même empressement à reproduire l'article du A^ational du 9 août 1840.
A propos de l'article de la Presse du 8 août 1840, tiré à 500,000 exemplaires, placardé sur tous les murs de Paris, et envoyé dans tous les départements, M. Dufaure a-t-il découvert le nom du grand citoyen qui a payé imprimeur, niarchand de papier et afficheurs?
Le National prétend que nous avons falsifié la citation ci-dessus, empruntée à sa collection. Pourquoi ? — Parce que nous en avons retranché cette ligne : « Il échoue misé- » rablement devant l'indifférence publique. »
L'indifférence publique qui existait en 1840, et qui a été la cause pour laquelle l'expédition de Boulogne a échoué « misérablement, » est un fait que nous n'avons jamais entendu contester. Cette indifférence a cessé en 1848, puisque M. L.-N. Bonaparte, quoiciue absent, quoique banni, est ly
seul représentant qui, avec M. de Lamartine, ait eu l'honneur de dix élections.
L'indifférence qui existait en 1840 a cessé d'exister en 1848. Le rapprochement de ces deux faits ne prouverait-il pas que la France s'accommodait mieux du régime constitutionnel qu'elle ne s'accommode du régime républicain ?
Que le National, s'il le peut, réponde à cette question.
Si M. L.-N. Bonaparte est reconnaissant, il élèvera une statue au National en face de l'hôtel des affaires étrangères, si dignement occupé par M. Bastide ; car c'est aux inconséquences du National, bien plus encore qu'aux victoires de l'empire, que L.-N. Bonaparte doit sa popularité et devra le succès de sa candidature.