VII
Le 26 août, jour de sa réapparition, son tirage était tombé au-dessous de 50,000 exemplaires.
Une suspension de quarante-deux jours lui avait donc fait perdre plus de 20,000 abonnés.
Déjà son tirage est remonté à 57,000 abonnés, et tout annonce qu'avant le 15 janvier, il aura dépassé le chiffre de 68,000, le chiffre du 25 juin 1848.
57,000 abonnés, sans doute, c'est beaucoup, car aucun journal n'atteint ce nombre; mais ce n'est pas assez dans une circonstance où il s'agit d'assurer pour quatre années les destinées de la France, où il s'agit d'empêcher qu'elle ne demeure aux mains inhabiles de la coterie à qui rien n'a coûté pour s'emparer du pouvoir, pour s'emparer de la dictature !
Après avoir lu leur journal, il faut donc que tous ceux de nos abonnés qui sont nos amis le fassent circuler, le fassent lire; il faut qu'ils fassent plus encore : il faut qu'ils en fassent réimprimer les principaux articles, et qu'ils les répandent dans les campagnes, dans les atehers, partout, enfin.
Les partisans de la candidature de M. Gavaignac et de la candidature de M. Ledru-RoUin ne négligent rien pour en assurer le succès; il faut que tous les amis de leur pays, qui veulent le rétablissement de la confiance par la sécurité, et la reprise du travail par le crédit, rivalisent aussi d'efforts et de sacrifices.
Le National fait le compte de la fortune de M. Louis- Napoléon Bonaparte : ce qu'il possédait et ce qu'il ne possède plus; ce qu'il a donné et ce qu'il a conservé.
Que dirait le National si on faisait aussi le compte de son candidat M. Louis-Eugène Gavaignac, si on publiait beaucoup de pièces pareilles à celle-ci :