VIT
Que Louis-Napi>loon Banapai'te vient de se désister :
Qu'il vient de partir pour les États-Unis;
Qu'il vient de mourir subitement ;
Qu'il a été tué en duel ou assassiné.
Ces bruits répandus constituent une manœuvic coupable ; il faudra les vecncilWv devant témoins, afin de pouvoir livrer à la justice des tribunaux les misérables qui auraient ainsi tentéd'abuser deTiijnoi'anceet de la crédulité des électeurs ruraux.
II faut prévoir que l'on placardera de fausses lettres, de fausses proclamations signées : louis-napoléon Bonaparte , dans ce cas, on fera bien de s'en procurer plusieurs exemplaires : l'un pour être annexé au procès-verbal de l'élection, l'autre pour être déposé dans les mains du procureur de la République ; et si l'on peut s'en procurer -jn troisième, on fera bien de nous l'envoyer. Guerre à la Fraude !
11 faut aussi prévoir le cas où l'on essaierait de renverser les urnes électorales et de disperser les bulletins, afin de rendre les opérations impossibles, de faire rejeter bien loin de nouvelles élections, et de rester dans le stalii quo indéfiniment. On ne saurait prendre trop de précautions pour empêcher de s'accomplir des actes de violence aussi condamnables ; mais dans le cas où il se trouverait des malfaiteurs assez audacieux pour pousser jusque là le mépris du sullrage universel, ils devraient être immédiatement arrêtés ei mis entre les mains de la justice.
11 décembre 1R48.
Le National, le Siècle et la Démocratie imcifique, obéissant tous les trois au même mot d'ordre, font tous les trois le même article.
Cet article est l'aveu cjnvulsif de leur défaite, car le scrutin pour l'éleclion du président de la République n'est pas encore fermé (jue déjà, dans leur éijarement. ils voient
ELECTION DU 10 DÉCEMBRE : L.-X. BOXAPAHTK. m
lerédactcai-enchefd, 1.-, Prr,,e on possession «lu ministère des finjincos.
Le ?fational se (rompe étrangement en prenant la njesure de M. Emile de Girardin sur la taille de M. Armand Marrast, qui, après le 24 février 1848. n'a eu rien de plus pressé, tant il avait hâte de se jeter sur une proie, gue daller s'emparer de
Vinteudance de la liste civile! La belle position, en effet pour un républicain, que celle qu'occupait M. le'comle de Montalivet! Le vaste champ, pour y semer des idées et pour y faire pousser des réformes, que la cour de Thôtel de la place ^endôme! Mais que voulez-vous, le rédacfPun..^ chef du -Vo^/o/w/, M. Arraanrl ^r.-.- - -- — ^ P^^^e choix. T>pc lo sn feviier, toutes les autres positions avaient été prises. II ne faut pas oublier que, le vendredi 25 février, M. Armand Marrast n'était encore que l'un des quatre secrétaires du gouvernement provisoire; il ne s'était pas encore proclamé membre du gouvernement provisoire !
Nous avons sous les yeux les deux numéros du Moniteur universel : celui qui porte la date des vendredi 25 et 26 février 1848, avec ces mots : tirage extraordinaire, et celui qui porte la date du samedi 26 février 1848; nous les mettons en regard :
raOXLTEUU UNIVERSEL. MONITEUR UNIVER-EL.
Vendredi 25 et samedi 26. Samedi 26 février 184'5.
av pectle français. aux citoyens de paris.
24 février. 25 février soir.
« Un gouvernement rétrograde et « .... Ce ne sont plus des se-
oligavcliiqne vient d'être renver.sé maines que nous demandons à la
par rhéroï.sme du peuple de Paris, capitale et au peuple pour avoir
» Un gouvernement provi- réorganisé un pouvoir popu'aire et
soire, soitià'acclamation et d'urgence retrouvé le calme que produit le tra-
pur la voix du peuple et des députés vail. Encore deux jours, et la paix
des déparlemerils, dans la séance du publique sera complètement réta-
24 février, e?t investi momentané- blie! Encore deu.K jours, cl la liberté
,„entdu.oin d'assurer et d-orga„iser sera iuébraulablement assise! Eula victoire : il est eon^posé de : core deu^ jours, et le peuple aura MM. Dupont 'de l'Eure^ *on gouvernement . »
Lamartine ; ^'** membres du gouvernement
Crémieux;' proMe :
Arago (de l'Institut,; -MM. Dupont (de 1 Eurej;
Ledru-Rollin; Arago:
Garnier-Pagès;
Lamartine ;
Marie. Ledru-Rollin;
Ce gouvernement a pour Marie;
SECRÉTAiKES . Garuier-Pagès ;
MM. Armand Marrast; A.Crénùeux {2r,
Louis Blanc; Louis Blanc;
Ferdinand Flocon ;
Aubert fl).
A. Marrast ; Ferdinand Flocon:
Albert, ouvrier.
V. cov „.„. „ , ^ ^^.^^.g ^g ^j Armand Marrast que M. Armand Marrast, rédacteur en cnei uu rr^tio^ni. s'est trouvé investi du onzième de dictature, dont il s'est servi d'abord pour prendre possession de l'hôtel de la place Vendôme, ensuite de l'Hôtel-de-Ville de Paris, enfin de Thôtel <1e la présidence de l'Assemblée nationale.
Il faut rendre justice à l'ancien rédacteur en chef du.Vational^ et reconnaître qu'il est difficile de déployer plus de souplesse au service d'une ambition personnelle. H a réussi si bien à se glisser en Ire «M M. de Lamartine et Ledru-Rollin, qu'il est parvenu <à les écarter tous deux pour les remplacer par le fourreau dont il est la lame. C'est nommer le général Cavaignac.
(1) C'est sans doute le nom à' Albert qu'on aura voulu écrire; mais il est tout simple qu'on ait mis Aitherl au lieu d'Albert ; le nom iV Albert n'étnut p;is le nom du citoyen qui, de quatrième secrétaire .lu gouvernement provisoire, a été appjlé le lendemain h en devenir le onzième membre.
Le vrai nom du citoyen Albert est Martin Nous trouvons son nom, ses prénoms et ses qualités indiqués ainsi qu'il suit dans l'interrogiitoire des inculpés devant la Cour des pairs, p.'ige 176 iallentat du 15 octobre 1840, aflaire Darmès :
Martin Albert- Alexandre}, dit Albert, âgé de vingt-oinq ans, mécanicien, né à Bury Oise;.
(2) Nous prenons sur nous d'intercaller ici le nom de M. Crémieux, bien qu'il ne figure pas piinni les signntaires de c-^tte proclamation, mais il figure sur d'autres proclamations portant la date du même jour.
Le rédnctcur en chef de la Presse n'a pas cette souplesse que donnent l'ambition et la vanité, mais qu'empêchent les convictions et les idées. Aussi restera-t-il ce qu'il est; tous ses souhaits seront pleinement' comblés si le pouvoir nouveau, ferme et généreux, réussit à réparer le mal qu'a fait à la France la dynastie du National^ s'il réussit à ramener tout ce quelle a chassé : — la liberté, la légalité, la sécurité, la confiance, le crédit et le travail ; s'il réussit à chasser tout ce qu'elle a amené : — l'arbitraire, la rétroactivité. la terreur, la défiance, la ruine et la misère.
La tâche sera difficile, mais l'émulation sera grande, car ce sera à qui aura le plus de dévouement et le moins de prétentions. C'est un exemple que M. Emile de Girardin aspire à donner le premier.
LA NOTE DU il DÉCEMBRE 1818. "
.< La Rcpublique doit être généreuse et avoir foi dans son avenir; aussi, moi qui ai connu l"exil et la captivité, j'appelle de tous mes vœux le jour ou la patrie pourra, sans danger, faire cesser tontes les proscriptions et effacer les dernières traces de nos désordres civils. "
Louis-KAPOLÉox BONAPARTE à ses coHcHoyens.
" Un vaisseau fiançais conduit par un noble jeune homme est allé chercher vos cendres... "
LOnS-NAPOLÉON BONAPARTE.
Citadelle de llam, !5 décembre 1840.
'> Dites à mon fils qu'il donne à la nation autant de liberté que je lui ai donné d'égalité. >•
KAPOLÉcis. Lettre au général Bertrand.
Deux pi'iiicipes rivaux sont en présence :
Le principe de l'élection populaire ;
Le principe de l'héi'édité monarchique.
Toutes les fautes qui i:!uironf au premier profiteront au second.
C'est ce qu'il importe que le président de la République n'oublie pas un seul instant.
A la hauterir où vient de le placer le suffi'age universel, la prudence lui conseille toutes les mesures qui auront pour résultat de prouver que son caractère et son esprit ne sont
fl) Cette note, i-emise le 14 d.^cembre 1848 à M. le président de l:i République, a paru dans la Presse le 20 décembre, le jour môme où le président de la République a été proclamé et oii son cabinet a été détinitivenient formé.
pas au-dossous d'une si haute posilion ot d'une si grande tAche.
Toute déeeption serait funeste, mais aussi toute espérance qu'il dépassera lui donnei'a sur les partis un immense ascendant.
A défaut de la gloire, (pril demande son prestige h la générosité.
Qu'il ne se laisse pas eirconvenii- par les objections.
La médiocrité conçoit aussi diflicilement la générosité que la peur a de peine à comprendre la gloire.
On commence par blâmer la générosité ; on finit par l'approuver.
Les doux premières lois présentées par les ministres qu'il choisira devront être :
Premièrement, une loi d'amnistie pleine et entière accordée à tous les détenus et condamnés pour cause politique, exceptant uniquement ceux d'entre eux qui auraient encouru une condamnation pour des faits non susceptibles de cette qualification:
Deuxièmement, une loi d'abrogation de la loi et du décret qui bannissent les deux branches de la maison de Bourbon. - Qu'il ne choisisse que des ministres qui n'hésiteront pas à prendre cet engagement; s'ils hésitaient, ce seraient des esprits étroits, à qui le passé n'aurait pas encore appris à épeler l'avenir.
C'est précisément parce que la famille de l'Empereur a été proscrite deux fois, en 1816 et en 1832, que l'héiitier de son nom doit avoir hâte de montrer qu'il se propose de suivre des errements tout diflerents.
Par ces deux lois, présentées le même jour, il élargit le terrain politique; il abaisse les barrières; il déconcerte les partis: il désarme les factions; il rapetisse ceux qui l'ont précédé; il déshérite ceux qui aspii'eraient à le remplacer; ne pas leur laisser à faire une seule bonne mesure qu'il puisse accomplir, est un moyen certain de les condamner à l'impuissance de nuire.
Le vice-amiral de J.jinville est allé à Sainte-Hélène cher-
cher les restes mortels de l'Empereur et les a pieusement rapportés en France.
Ce serait juste et bien de Fappeler à présider le conseil d'amirauté.
Le général de division d'Aumale aurait pu essayer de se défendre à Alger; il ne l'a pas fait, et sa conduite a été admirable.
Ce serait juste et bien de lui confier de nouveau le gouvernement général de l'Algérie.
Ils accepteraient ou ils n'accepteraient pas; ce serait leur affaire et non celle du président qui les aurait spontanément nommés.
Ce n'est que par un manquement de foi qu'Abd-el-Kader est retenu captif; exécution loyale du traité, avec engagement, dans les termes les plus solennels de sa part, de ne jamais retourner en Algérie et de ne jamais porteries armes contre la France. Ce serait un exemple a donner aux peuples et aux gouvernements! Ce serait une protestation contre la captivité de Sainte-Hélène! Ce serait une leçon donnée par la France à l'Angleterre !
La France, qui sait gré des grandes et nobles actions faites en son nom, la France applaudirait à tous ces actes, qui seraient autant de témoignages qu'elle ne s'est pas trompée dans le choix de son président.
L'Europe, étonnée, admirerait.
Ce serait l'occasion d'écrire quatre lettres, dont l'histoire conserverait le souvenir :
Lettre au comte de Chambord ;
Lettre à Louis-Philippe ;
Lettre au vice-amiral de Joinville;
Lettre au général de division d'Aumale.
En sortant ainsi de l'ornière des partis. l'Élu de la majorité aurait le droit de sommer leurs chefs de lui prêter leur concours pour remettre à flot le vaisseau de la France, si misérablement jeté à la côte par la tempête de Février.
En leur parlant publiquement un langage qui aurait le
cœur du peuple pour écho, aucun ne pourrnit, aucun n'oserail refuser.
Il ne s'agirait plus alors que de rechercher les moyens de donner au pouvoir exécutif une constitution telle, qu'elle permît, sans aiïaihlissement, sans tiraillements, sans choc, sans frottements, d'y faire entrer des hommes politiques d'opinions diverses. La nécessité de neuf ministres homogènes, qui soient tous égaux sans être rivaux, est l'un des vices les plus graves de l'appareil gouvernemental qui fonctionne depuis longtemps parmi nous, sous le nom de cabinet. Ce vice exclut les rapprochements, les transactions, l'esprit de conciliation; il perpétue les ressentiments et aggrave les dissentiments.
Si ce mécanisme est vicieux, s'il est usé, s'il se prête mal aux exigences impérieuses de circonstances difficiles, pourquoi ne le changerait-on pas?
Quel moment sera jamais plus propice que le moment où le pouvoir exécutif va changer à la fois de forme et de mains, va cesser d'être provisoire, va devenir définitif?
Si l'on attend que le pouvoir nouveau se soit endormi sur l'oreiller du pouvoir ancien, il sera trop tard.
Si l'on croit qu'il faudra moins de force pour essayer de sortir de l'ornière que pour éviter d'y verser, on se trompe étrangement.
L'impuissance de tous les hommes qui depuis trente années se sont succédés au pouvoir s'explique par ces deux causes : ^
Le morcellement de l'autorité;
La concentration du travail.
Les plus forts ont fléchi sous la pesanteur du faix; les plus laborieux ont tous été emportés par le flot des affaires courantes; il en sera ainsi jusqu'au jour où l'on aura pris le contre-pied de ce qui est, où l'on aura adopté le système qui repose sur ces deux principes :
Concentrer l'autorité ;
Diviser le travail.
Concenlrer le pouvuir entre les mains de trois ministres secrétaires dElal :
Le ministre dirigeant :
Le ministre des receltes ;
Le ministre des dépenses.
Diviser le travail en le partageant entre les mains d'autant de directeurs généraux qu'il est possible de composer d'unités administratives. Le nombre en [ût-il de cinquante ou de soixante, qu'il pourrait n'èlre pas trop considérable.
Unité administratice, est le nom donné à toute branche de service distincte et complète, qui. isolée, forme par ellemême un entier.
Ainsi constituée, là responsabilité a deux degrés.
Le ministre répond des directeurs généraux qu'il a choisis ;
Le directeur général répond des actes dont il a eu la pleine initiative.
Le ministre est aux directeurs généraux ce que le lien est au faisceau.
Régner :
Gouverner ;
Administrer.
De ces trois termes consacrés, aucun n'est retranché.
Le peuple règne ;
Les ministres gouvernent ;
Les directeurs généraux administrent.
Les directeurs généraux sont aux ministres ce que sont les colonels aux généraux.
Le général de brigade ou de division, en tournée d'inspection, n'intervient jamais dans le commandement ou l'administration d'un régiment que pour s'assurer que le commandement et l'administrationducorpssont ce qu'ils doivent être.
Pareillement, le ministre n'intervient pas dans les rapports entre l'administré et le directeur général.
Le minisire peut donc donner tout son temps aux affaires du pays '1).
(1) « Ou distingue à la Cbine deux sorte» de ministres ; les uns sont le*
LA NOrE DU 14 DECKMBHE 1848, 347
Une ligne profonde (!e démarcalion est ainsi Iraece enîre Tintérét privé et l'inlérèt publie.
Ce deinier seul est du domaine des niinislies.
Les projets de déerels ou de règlements, les décisions importantes, sont délibérés en Conseil supérieur d'oclministration publique.
Les directeurs généraux composent ee conseil.
Les réunions en sont générales ou partielles, selon que robjet de la délii)éi'ation exige que tous les directeurs généraux ou seulement quelques-uns soient appelés à y délibérer. Chaque réunion est présidée par le ministre qui l'a convoquée, ou en son absence par le président qu'il a nonuné.
Par ces discussions au sein du Conseil supérieur d'administration publique, les directeurs généraux s'exercent à l'art d'exposer et de défendre leurs projets et leurs actes à la tribune, lis forment ainsi une abondante pépinière, une utile réserve pour la formation des cabinets, formation qui présente aujourd'hui tant de difficultés.
Les ministres, ainsi que les généraux qui commandent h des corps d'armée, ont tort lorsque personnellement ils s'exposent inconsidérément au feu du débat; il faut qu'ils se réservent pour les moments décisifs ; ce n'est que dans les giandcs circonstances et à la dernière extrémité qu'ils doivent tout affronter pour sauver tout.
Les fontions de directeurs généraux, dans ce système, sont essentiellement militantes.
Ce sont les ministres du premier degié ; ce sont les contremaîtres de l'atelier gouvernemental.
Ils sont, ils doivent être largement rétribués, aiin que TEiat ait la faculté de choisir des hommes capables, et ne
ministres si'jnciirs, ils donnent les audiences et les siii'n!>tures ; les iiutres portent le nom de ministres penseui-i? ; ils se cliargent du soin de former les projets, d'examiner ceux qu'on leur présente, et de proposer les changements que le temps et les circonstances exigent qu'on fasc-e dans l'administraiion. >i
HELVÉTius. De l'Esinit, chap. xTi.
soit pas condamné à se contenter des avortons du barreau, de la littérature, de l'industrie et du commerce.
Le salaire des ministres peut être faible ou nul, sans inconvénient, parce que les fonctions ministérielles ne doivent pas être une carrière, mais un acte de dévouement à ses idées, à ses convictions, à son pays ; il n'en saurait être ainsi du salaire des directeurs généraux.
Cette nouvelle constitution du pouvoir exécutif a principalement pour objet le prompt rétablissement de l'équilibre entre les recettes et les dépenses, équilibre qu'on poursuivra en vain aussi longtemps que seront représentées dans le conseil des ministres :
Les recettes par 1.
Les dépenses par 8.
Huit qui dépensent entraîneront toujours par leur mass^ numérique un ministre qui paye, soit qu'il lutte dans le conseil :
1 contre 8.
2 contre 7.
3 contre 6.
* contre 5.
Ainsi s'explique, par un vice radical dans ia composition des cabinets, le chiffre chaque année croissant du budget des dépenses.
On dépense trop ; on dépense mal.
Faute d'ensemble entre les divers services publics, l'un a le superflu, Tautre manque du nécessaire. Le seul moyen de les pondérer, c'est de les réunir dans la même main.
Toutes les branches de revenus sont centralisées au ministère des finances, pourquoi n'en serait-il pas de même de toutes les branches de service ?
Parce qu'il en est autrement, est-ce une raison pour qu'il doive toujours en être ainsi?
Les principes qui viennent d'être exposés étant admis, rien ne serait plus facile que de les faire passer de la théorie à l'application, ainsi qu'on va le voir.
L'article 67 de la ConstiluUou est ainsi conçu :
u Les actes du président de la République, autres que » ceux par lesquels il nomme et révoque les ministres, n'ont » d'effet que s'ils sont contresignés par un ministre. »
En conséquence de cet article, le président de la République nomme :
Ministre des affaires étrangères, M. , .
Mmistre des finances, M. . .
Ministre de Tintérieur, exerçant par intérim les fonctions de ministre du commerce, des travaux publics, de l'instruction publique, de la justice, de la guerre, de la marine, M...
Le même jour, les trois ministres ci-dessus, nommés par le président de la République, présentent d'urgence à l'Assemblée nationale un projet de loi dont voici la substance