‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 5)Chapitre 10 sur 231 · L'AN MIL HUIT CENT CINQUANTE-DEUX · texte numérisé non relu

L'AN MIL HUIT CENT CINQUANTE-DEUX

Cette date effraie M. Armand Bei'tin.

Pourquoi l'effraie-t-elle ?

Pour lui, il n'y a point de péril, car M. Armand Berlin est plus prompt à fuir que le péril n'est prompt à arriver.

M. Armand Berlin s'en prend aux « législateurs qui ont » rassemblé sur celle date de mai 1852 tout ce qui peut » épouvanter les honnêtes gens et encourager les pervers. »

M. Armand Berlin a tort.

Ce n'est pas dans la Constitution du 4 novembre 1848 que se trouve le danger, c'est dans la loi tlu 31 mai 1850.

Cette loi, qui la faite ?

Ce sont les amis de M. Armand Berlin.

Sans cette loi du 31 mai, la révision de la Constitution n'eût pas rencontré d'opposition invincible, de résistance sérieuse. En tout cas, si le vœu de la France eût été méconnu par l'Assemblée législative, le suffrage universel en eût été quille pour envoyer, en mai 1852, une représentation plus fidèle de l'opinion du pays.

Avec le suffrage universel,, tout se dénouait de soi-même; rien n'était à cramdre. Avec le suffrage restreint, au contraire, tout se complique et tout est à redouter.

Mais à qui la faute ? Qui a mvenlé la loi du 31 mai? Qui a exproprié de leur part de souveraineté collecUve trois

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