‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 5)Chapitre 109 sur 231 · LA LIBERTÉ TRIOMPHE ET NE SE VENGE PAS · texte numérisé non relu

LA LIBERTÉ TRIOMPHE ET NE SE VENGE PAS

18 septembre 1852.

Il y a un an et trois jours, le 15 septembre 1851, que l'Événement, qui avait déjà été condamné une première lois pour avoir médit de la peine de mort, a été condamné une seconde fois pour avoir irrévérencieusement parlé de la politique trop peu na{)oléonienne de la France.

La première fois, le difîamateurdela guillotine. M.Charles Hugo, avait été condamné à six mois de prison, elle journal à 500 francs d'amende.

La seconde fois, le détracteur de la politique Falloux, M. François-Victor Hugo, avait été condamné à neuf mois de prison ; le signataire du journal. M. Paul IMeurice, pareillement à neuf mois de prison, et le journal h 5,000 francs d'amende, plus la suspension pendant un mois.

A cette époque, il est vrai, tous les journaux qui défendaient la République et la Constitution étaient impitoyablement poursuivis et le plus souvent condamnés; maison pouvait en toute sûreté et en toute impunité attaquer la République et la Constitution.

Plusieurs journaux avaient succombé dans la lutte sous le poids des frais et des amendes démocratiques : la Béfonne, le Peuple, le Vote universel.

Mais (lenuis les dernières élections générales de la nou-

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