LA FRANCI-: ACCUSEE PAU M. GUIZOT. G
de perfidie ou de corruption révoltante. On pent dire sans exagc'rer que, si les diplomates les moins couscieucieiix qui ont pris part aux affaires de notre temps étaient jugi'-s par le critérium qui était à lami'de dans la dernière partie du dix-septième siècle, ils mériteraient d'être regardés comme des hommes scrupuleux et dé-intéréssés. »
Après avoir lu cela, coiUinuera-l-on toujours à accuser la France et à prétendre qu'il ne faut pas la comparer à l'Angleterre? Que la liberté qui est possible en Angleterre n'est pas possible en France? Est-ce que la liberté n'est pas un pain dont tous les peuples civilisés ont également besoin? La liberté est l'échelle sur laquelle se mesure le degré de civilisation. C'est à la plénitude de la liberté dont ils jouissent que les États-Unis d'Amérique doivent la rapidité de leur fortune. La liberté est à la richesse ce que le multiplicateur est au multiplicande.
8 juin 1852.
Nouveau discours de M. Guizot ; il n'y a de digne de mention dans ce discours qu'une phrase-, et dans cette phrase qu'un mot, le mot « noN^EUii, « ainsi placé : « J'ai eu I'hon- » NELRde tomber le premier dans le désastre de mon pays.» L'hokneur d'avoir fait crouler un trône et une dynastie, dynastie qui régnerait encore, trône qui ne se fût pas écroulé si vous vi^us fussiez rcln-é quand I'bonxelr vous le commandait non moins impérieusement que la prévoyance. Quel honneur ! Mais la France n'est plus dupe des grands mots ; elle ne laissera pas passer celui-là. Ce que lui a coûté IS'iS, c'est M. Guizot qui en est la cause, comme M. Thiers est la cause de ce que 1840 a coûté au budget et aux contribuables.