NÉCESSITE : LIBERTE
saiitic iur la tête de ce roi nécervelé et sanguinaire, » pour nous servir, sans les approuver, des expressions d'un rédacteur du Pays.
» C'est au nom du salut public, enfin, que, jusqu'à l'abolition de la peine de mort en matière politique (veuillent MM. du Constitutionnel et du Pays bien faire attention à la date de cette grande mesure), chaque parti a saisi la hache et l'a repassée au parti contraire, pour tuer et être tué à son tour. Si la doctrine de salut public avait prévalu ou prévalait dans toute son ambition, notre pays serait désert aujourd'hui ou le serait bientôt. Car chaque opinion étant appelée alternativement à devenir majorité, et de plus étant convaincue que la doctrine de salut public sagement appliquée consiste dans la proscription de l'opinion adverse, la politique serait une immolation en permanence d'une portion de la société par l'autre, aujourd'hui au nom d'un principe, demain au nom d'un autre principe. Il ne resterait plus de la France que le sol nu comme un champ de bataille, et sur ce sol un dernier groupe de proscriptcurs pour rappeler encore le nom français. »
Ah! si, en 1848, le Siècle avait tenu le langage qu'il tient en 1833, la France et la Liberté n'en seraient pas où elles en sont 1