‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 5)Chapitre 219 sur 231 · PLUS DE THEATRES · texte numérisé non relu

PLUS DE THEATRES

5 mars 1853.

VUnivers publie l'article suivant :

« Dans ce moment, on distribue des primes dans le pays littéraire. Mais si avec Bossuet et avec M. Janin, MM. Scribe, Mérimée, Sainte-Beuve et tous les membres de la commission des primes reconnaissent que M. Léon Faucher a demandé à la littérature le contraire de ce qu'on est accoutumé à désirer d'elle, le contraire de ce qui est sa vie et sa gloire ; si la sagesse, la pétulance graveleuse et l'expérience s'accordent dans cette déclaration, nous ne voyons pas pourquoi on continuerait à donner des primes aux auteurs dramatiques. De toutes les industries littéraires, celle du théâtre est la plus lucrative ; elle est aussi la plus dangereuse ; la police y est plus nécessaire que l'encouragement. »

VUnivers a parfaitement raison. Ce qu'il y a à faire est exclusivement du ressort de la police. Logiquement, il ne reste plus qu'à fermer tous les théâtres, en commençant par le Théâtre-Français, ce théâtre voué au culte infâme de Molière et de Corneille !

Mais après avoir fermé le théâtre où l'on joue Tartuffe, la police ne voudra certes pas rester en chemin, et laisser ouverte l'Académie impériale de Musique, celle scène subventionnée, où des femmes, outrageant toutepudeur, offensent les regards par les pas scandaleux qu'elles dansent et

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