LE VENT DES REVOLUTIONS
que l'intrigue prenait la place des vertus publiques, que tout s'amoindrissait, se détériorait.
» C'est parce que je voyais ces deux classes, l'une petite, l'autre nombreuse, se séparant peu à peu l'une de l'autre, remplies, l'une de jalousie, de défiance et de colère ; l'autre d'insouciance, et quelquefois d'égoïsme et d'insensibilité; parce que je voyais ces deux classes marchant isolément et en sens contraires, que je disais et que j'avais droit de dire : Le vent des révolutions se lève et bientôt la révolution va venir.
» Je sais qu'il n'y a que les révolutions sérieuses qui durent ; une révolution qui ne produit rien, qui est frappée de stérilité dès sa naissance, qui ne fait rien sortir de ses flancs, ne peut servir qu'à une seule chose, à faire naître plusieurs révolutions qui la suivent. »
Eh bien ! je le demande, ce qui était vrai en 1847 et ce qui s'est vérifié en 1848, a-t-il cessé d'être vrai en 1850 ?
Qu'a produit la Révolution de 1848 aux mains de l'Élu du 10 décembre, liées par le parti de la Réaction et de l'Agitation?