A MADAME EMILE DE GIKATÎDIX
" .Je viens de tVcrire que j'étais a la Conciergerie.
" J'y suis dans une pistole, et je voudrais qu'on pût m'envoyer un manteau pour me coucber, du linge, et tout ce que Remy jugera nécessaire. Il Je dois, dit-on, passer demain devant une commission militaire, vois ce qu'il y
JOURNAL D'UN JOURNALISTE AU SECRET. 4oo
de vingt-quatre heures ; je n'aurais qu'à demander ce que je souhaiterais, on s'empresserait de me le faire donner.
SinguHer raj)prochemenl ! Je fus con(hiil tians la geôle qu'avait laissé vacante, le 24 février 1848, M. de Beauvallon, que son duel avec M. Dujarier a rendu tristement célèbre.
Ce fut seulement le lendemain, lundi 26 juillet, que j'appris que j'étais au secret.
De ce moment, je n'eus plus de doute sur l'endroit d'où le coup était parti.
11 était parti d'une boutiijue.
a a faire. 51°"' de B te remettra cette lettre ; elle a pu parvenir miraculeusement jusqu'à moi.
" E. DE GIRARDIN. >i
» Le matin de ce même jour, M. de Girardin m'avait écrit.