‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 114 sur 199 · A MADAME EMILE DE GIKARDIN · texte numérisé non relu

A MADAME EMILE DE GIKARDIN

" Cette horrible guerre civile ne parait pas devoir finir encore aujourd'hui. Les approvisionnements de Taris peuvent être interrompus. 11 faut avoir du pain et tout ce qui est susceptible de se conserver. C'est une précaution que je te recommande.

>i J'ai le cœur navré quand je pense que tout ce qui arrive pouvait être prévenu, que je l'avais prévu et annoncé !

» Je t'embrasse ; a bientôt.

Il É. ».

» Du 25 au 30 juin, cinq jours s'écoulèrent pendant lesquels je ne reçus aucune lettre de M. de Girardin, dont la prévention prolongée, avec aggravation de la mise au secret la plus rigoureuse, donnait lieu aux bruits les plus faux, mais les plus sinistres, colportés dans tout Paris, et particulièrement dans les couloirs et les salles d'attente de l'Assemblée nationale. Enfin, le 30 juin me fut apportée cette réponse :

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