DÉFAILLANCE DES JOURNAUX EN JUILLET
suis Tobjct d'oucune poursuite, c'est qu'évicleniment le plus léger prétexte a manqué d'en exercer une co^ntre moi. Que puis-je donc avoir à « expie)*? »
Au rédacteur en chef du Constitutionnel.
It) juillet 1848.
» Vous dites ce matin :
« Nous avons vu onze journaux supprimés par un acte de l'autorité, et personne n'a songé à en faire la matière d'une interpellation à la tribune. »
» L'objet de cette lettre n'est pas de nie plaindre du silence qui a été gardé à la tribune, mais uniquement de faire remarquer qu'aucune parité ne saurait être étal)lie entre la Presse et les dix autres journaux qui ont été supprimés, puisque seule, entre tous, la P/'cssc avait satisfait aux prescriptions des lois rappelées par le Moniteur du 2o juin 1848.
» Il suffisait, pour que ces dix journaux cessassent de paraître, de leur appli(iuer les dispositions relatives au versement d'un cautionnement, et, quant à la Presse^ en adniellant (lue ses pidjlications fussent imprudentes^ le pou- \ oii' exécutif était armé contre elle, il pouNait la faire saisir; il n'était pas nécessaire de la supprimer. ]^a saisie éla'û dans son droit, la suppression n'y était pas (1) ; la loi permettait la saisie, elle ne permettait pas la supp)-ession d'un journal qui avait rempli toutes les conditions et donné toutes les garanties e-xigées.
» C'est une distinction qu'il importe à la presse tout entière de faire ressortir dans tout l'éclat de sa vérité. »
(1) (( Nous savons aussi que si vous avez dans les mains les moyens les plus terribles pour contenir, le législateur n'a pas voulu vous donner ceux de CONFISQUER. » National, 21 septembre 1841.
a Et voyez ce qui est arrivé de ces superbes insensés, de ces hommes qui ne pouvaient concevoir leur pays autrement qu'administré et manié par eux ; il n'y en a pas un qui, en tombant du faîte des grandeurs, n'ait été heureux de trouver la presse libre, et de la faire servir pour prouver qu'il avait été moins odieux, moins coupable qu'on ne le disait. »
Prori's du National, 1832.