‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 138 sur 199 · ETAT-MAJOR DE LA GARDE NATIOKÀLE DE PARIS · texte numérisé non relu

ETAT-MAJOR DE LA GARDE NATIOKÀLE DE PARIS

« Paris, le 21 avril 1848.

» Ciioyens de la garde nationale, » Le souvenir de la fête d'bier ne r,'effacera pas ; c'était la fête de la fKATERSlTÉ. 400,000 HOMMES ARMÉS ont détilé triomphalement... »

Moniteur du 22 avril 1848.

MONITEUR du 22 avril 1848,

Vous l'avez vu, citoyens ; et la France le verra par vos yeux après vous !

Quand Paris armé est debout, tout s'abaisse et disparaît devant son attitude.

L'ordre est garanti.

La sécurité et l'indépendance de la représentation nationale sont assurées.

La famille et la propriété sont sacrées.

Les industries sont libres.

Le crédit remonte.

Le numéraire, enfoui par la méfiance, reparaît.

Le Travail, cette propriété des Travailleurs, est créé par le gouvernement, entouré d'institutions protectrices des droits du plus pauvre et du i)lus faible.

La Fraternité ne sera pas seulement une cérémonie, elle sera la loi.

La République, impérissable dans sa force et invariable dans sa mar-

PRESSE du 22 avril.

C'est armés de fusils, d'armes destinées à donner la mort, que nous nous appelons frères !

Des fusils ! poui'quoi et contre qui ?

Pourquoi, est-ce que la guerre nous menace ? Est-ce qu'il nous faut marcher à la défense de nos frontières envahies ou de nos remparts assiégés '

Contre qui? Est-ce que les mairies ne délivrent pas des fusils à quiconque se fait inscrire dans les rangs de la garde nationale, aussi bien à ceux qui vont en chercher avec l'intention de s'armer pour attaquer le gouvernement, qu'à ceux qui vont en chercher avec l'intention de s'armer pour le défendre?

Est-ce que ce n'est pas absolument la même chose, — question de défiance à part, — de donner des armes à tout le monde ou de n'en donner à personne?

Est-ce que, sous un gouvernement vigilant, la société n'est pas

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DOCUMEiNTS POUR LHISTOIRE. 565

Assurément , ce n'est pas la Presse qui se fût opposée à la délégation -et h la concentration de tous les pouvoirs exécutifs dans une seule main, car cette délégation et cette concentration n'étaient que la réalisation de ses idées, idées rappelées et résumées notamment dans l'article intitulé : LA CONSTITUTION EST FAITE, articlc publié Ic 19 juin 1848..

Le nouveau chef du pouvoir exécutif n'avait donc h redouter de la part de la Presse aucune opposition, à la seule condition de maintenir avec fermeté, avec sincérité, ce juste équilibre entre le despotisme et l'anarchie qui s'appelle la hberté, ce juste équilibre entre la liberté et l'autorité qui s'appelle l'ordre. Non seulement, de la part de la Presse^ il n'avait à redouter aucune opposition, mais il pouvait compter sur un concours aussi désintéressé, aussi loyal que celui qu'elle avait commencé par prêter à M. de Lamartine penflant les trente jours qui suivirent le 25 février.

La suppression de ce journal et l'incarcération de son rédacteur en chef, triple et grave atteinte portée à la propriété, fruit du travail, à la liberté de la presse, h la liberté individuelle, sont donc deux faits dont il faut chercher l'explication ailleurs que dans les événements du 25 juin et dans les sentiments du général Cavaignac.

Cette explication, le public n'a pas tardé à la trouver.

Cela nous dispense d'entrer ici dans des détails qui pourraient ressembler à l'excès d'une préoccupation person-

che, continuera la révolution, mais aussi bien défendue, lorsqtie perla continuera au profit de tous ; elle sonne n'est armé, que lorsque tout sera une, comme vous avez été un. le monde est harnaché d'un fusil, Donnez-lui le temps et la force, elle d'une giberne et d'un sabre? vous rendra la justice entre toutes Est-ce que ce n'est pas un humiles classes, l'égalité entre tous les liant aveu d'impuissance que de ne intérêts , l'union entre tous les trouver rien de mieux à faire que cœurs, l'influence au dehors, la se- d'organiser des bataillons le lendecurité au dedans. main d'une révolution, dont le prêtes membres du gouvernement inier mot fut — organisation du provisoire, travail?

DUPONT (de l'Eure), Lamartine, Est-ce que ce n'est pas donner ORÉJiiEux, MARIE, GARNiER- aux esprits Une direction tout à fait PAGES, LOTUS BLANC, ARMAND opposée à Celle qui fait face à la-

MARKAST, FLOCON, ALBERT, LE- Venir?

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