‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 143 sur 199 · PÉTION · texte numérisé non relu

PÉTION

n — La liberté de publier ses pensées étant le premier boulevart de la liberté, ne peut être limitée en aucune manière, si ce n'est dans les États despotiques... Est-il "vrai que la liberté delà presse consiste uniquement dans la suppression de la censure et de toutes les entraves qui peuvent arrêter l'essor de la liberté? Je ne le pense pas. La liberté de la presse

n'existe pas dès que rauteur d'un écrit peut 2tre exposé à des poursuites arbitraires.

» Quand la liberté de la presse règne, quand on est accoutumé à la voir s'exercer en tous sens, elle fuit par elle-même des blessures moins dangereuses; et il n'y a réellement que les hommes dont la vertu est luiUc ou équivoque qui puissent redouter la plus grande liberté de la censure de leurs concitoyens.

» EOBESriERRE. »

a — L'ame des Républiques, leur pouls, leurrespiration, et, si l'on peut parler ainsi, ce souffle auquel on reconnaît que la liberté vit encore, c'est la franchise du discours.

» Barère est partisan si déclaré de la liberté d'écrire, qu'il lavent indéfinie, constitutionnellement pour tout le monde, révolutionnairement pour les citoyens dont on ne peut suspecter le patriotisme et les intentions. . .

» II est impossible, à mon sens, qu'un homnie d'esprit veuille la liberté de la presse, qu'il la veuille illimitée, même contre lui, et qu'il ne soit pas un excellent républicain . . .

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