‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 190 sur 199 · PARDONNER, C'EST PRÉVOIR · texte numérisé non relu

PARDONNER, C'EST PRÉVOIR

17 octobre 1848.

Le citoyen Ollivier, représentant des Bouehes-du-Rhône, a déposé sur le bureau du président de l'Assemblée nationale le projet suivant de décret d'amnistie :

« L'Assemblée nationale décrète ce qui suit :

« Article l"". Amnistie générale est accordée à tous les individus prévenus de crimes et délits politiques commis tant à Paris que dans les dépai-tements depuis le 24 février.

» Art. 2. Toutes les instructions commencées au sujst de ces crimes et délits seront discontinuées et mises au néant.

» Art. 3. Les condamnations déjà prononcées seront considérées comme non avenues, et remise est faite des peines et amendes.»

Ont signé ce projet de décret les citoyens :

« Lamennais, Ledru-RoUin, David (d'Angers) , F. Pyat, Pierre Bonaparte, Démostliènes Ollivier, A. Mie, Vignerte, P. Lefranc, Th. Bac, Robert (Yonne), Ronjat, Lagrange, Détours, G. Sarrut, Matlié, Am. Bruys, P. Signard, Agricol Perdiguier, James Demontry, CLollat, Proudbou, Bertholon, Ménand, Mule aîné, Calés, Madet, Benoît, Martin Bernard, Astaix, Greppo, Deville, Pegot-Ogier, Dubarry, Morbery, Brives, Bravard-Toussaint, Terrier, Laussedat, Farget, Doutre, Paulin Durrieu, F. Bouvet, Fargin-Fayolle, Joigneaux, Piétri, Yves, Isid. Buvignier, F. Gambon, Borban, Pelletier, Baune, Mathieu (Drôme', Laurent (de l'Ardèchej, Renaud (Isère), Delbetz, E. Raspail. »

11 n'est pas, nous le savons, d'amnisties qui ne rencontrent d'opiniâtres résistances et n'exposent à de vives atta-

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