‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856Chapitre 27 sur 199 · LES CIRCULAIRES ET LES ÉLECTIONS · texte numérisé non relu

LES CIRCULAIRES ET LES ÉLECTIONS

L'une, qui consiste à permettre que chacun use de son droit comme on en use soi-même ;

L'autre, qui consiste h traiter de « canaille » tout ce qui n'est pas de ^^fine fleur républicaine, » et à placer la souveraineté électorale sous la (.(Surveillance des » dictateurs expédiés en poste dans les départements par M. Lcdru-Rollin.

Ou nous nous trompons forts, ou, dans toute la France, le choix sera bientôt fait entre les deux systèmes et les hommes qui la représentent.

Déjà, toutes les nouvelles qui arrivent des départements annoncent que la circulaire de M. Ledru-Rolhn, exagérée encore dans la pratique par quelques proconsuls de hasard, y a produit la plus fâcheuse comme la plus funeste impression.

Tant pis et tant mieux !

Tant pis, car il importait que toutes les élections se fissent au milieu de la concorde des premiers jours.

Mais puisqu'on a voulu l'épuration, et qu'on a indiqué dans quel sens elle devait se faire, tant mieux! Le moyen de se compter sera facile.

Tous les anciens partis ont perdu leur raison d'être. Il n'y en a plus que deux désormais.

Le parti qui veut maint/^nir la liberté pour tous, la fraternité entre tous, l'ordre au profit de tous ;

Et le parti qui voudrait faire de la République un instrument de domination oppressive, une forme particulière de tyrannie à l'usage d'une secte, ou, comme on dit, « de la pure famille des démocrates. »

Que la France prononce donc, sans se laisser intimider par des influences qui n'ont pas de droits contre son droit! On saura bientôt si elle n'a renversé les doctrinaires de la Monarchie que pour se livrer, pieds et poings liés, aux doctrinaires de la République.

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