PATRIOTISME. MAIS IMPUISSANCE
Profiler de ce que ti.ules les fortunes, toutes les existences sont menacées, en ce moment, pour élever TEtat du rang de percepteur au rang d'assureur.
Convertir tous vos extraits de rôles en polices d'assui-ances.
Inscrire sur ces mêmes polices : Risque de révolution.
Apprécier ce risque et fixer largement la prime en raison du risque.
Ne demander la prime qu'à ceux qui courent le risque.
Demander trop, plutôt que trop peu ; il en coûte moins de donner une fois que deux, parce que la seconde fois on craint le tour de la troisième.
Ces idées admises : — l'Etat assure non-seulement la jouissance, mais encore l'hérédilé de la propriété. Elle est menacée; il est donc en droit d'élever la prime. L'enregistrement en matière de successions prélève' en ligne directe 1 fr. par 100 fr. sur les biens immeubles ; en ligne collatérale. 6 fr. 50, 7 et 8 IV. pour 100 fr. Ces droits peuvent être augmentés, au moins ceux perçus sur la ligne collatérale.
Supprimer sans hésiter les octrois et toutes les barrières intérieures, qui font obstacle à la consommation, afin de lui imprimer une forte secousse en avant, une salutaire impulsion. Le crédit sans la consommation, c'est le cours d'eau qui ferait mouvoir la meule d'un moulin dans un pays où personne n'achèterait de farine.
Réduire à 20 centimes la taxe des lettres ; affranchissement préalable.
Confondre l'impôt du sel dans le prix de la denrée en expropriant avec indemnité tous les exploilants et fabricants 3e sel; réunir les débits de sel aux débits de tabac ; faire du sucre étranger uu fret pour notre marine et un impôt dont le produit soit égal à celui du tabac. Bref : Le sucre et le sel a bon marché.
Racheter toutes les concessions de mines, toutes les exploitations de chemins de fer : ce sont là les véritables ateliers nationaux.
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