IL NE FAUT PAS S^ENDORMIR
17 mai 1848,
Les énergiques mesures annoncées par M. Garnier-Pagès, au nom du pouvoir exécutif, consistent :
1° Dans une transformation de la garde républicaine, qui s'appellera désormais Garde républicaine parisienne ;
2° Dans l'acceptation des démissions du citoyen Caussidière et de son secrétaire-général.
Ces deux mesures, consignées i\u3Ioniteur^n''ont pas dû, il faut en convenir, coûter un grand effort de vigueur à MM. Arago, Garnier-Pagès, Marie, Lamartine et Ledru- Rollin, car M. Caussidière avait donné hier publiquement à la tribune sa démission, et, après le débat qui avait eu lieu, il n'était plus possible que la garde républicaine subsistât.
N'y avait-il donc pas d'autres mesures non moins urgentes, non moins importantes à prendre ?
Il faut cependant que la vérité luise.
Jamais gouv^ernement ne se vanta plus et ne fit moins.
Le 16 avril 1848, à qui la majorité du gouvernement provisoire a-t-elle dû d'échapper à un coup de main pareil à celui sous lequel l'Assemblée nationale a failli disparaître le 15 mai ? A la garde nationale. Coimment la garde nationale a-t-elle été remerciée ? Parle plus injuste oubli ! par le plus injurieux silence ! par un article dérisoire ! Dans cet article,