IL NE FAUT PAS S'END0R:\IIR
satisfaisante la contradiction qui existe dans le langage du gouvernement finissant dans la même séance par accabler le ionctionnaire qu'il avait commencé par défendre ?
Non, cela n'est pas clair !
Telle était Timpression que nous avions emportée de la séance ; la lecture attentive du Moniteur n'a fait que la rendre plus \ive encore.
Notre avis est que l'Assemblée nationale ne saurait exiger de garanties trop étendues, trop efficaces.
Cent mille gardes nationaux ne peuvent se condamner à bivouaquer sur la place de la Concorde et dans les Champs- Elysées pendant tout le temps que siégera l'Assemblée nationale.
Il faut à la majorité de l'Assemblée plus que des explications, il lui faut des gages.
Elle n'en a pas !
En quelles mains est le pouvoir ?
Est-ce là vraiment le gouvernement du pays par le pays ?
Les plus capables,- les plus expérimentés, les plus fermes ont-ils été choisis ?
Qui oserait répondre affirmativement '?
La garde nationale, traitée par le pouvoir exécutif avec une ingratitude suspecte, ne peutpas toujours être astreinte à veiller.
La fatigue peut triompher de son zèle pendant une heure.
C'est un danger qu'il faut prévoir; le prévoir est le moyen de le prévenir.
Comment le prévenir ?
En faisant acte de majorité ; en n'hésitant pas à demander que le sort de la France cesse d'être exclusivement confié au parti qui a imposé pour chefs à la garde nationale de Paris les citoyens Courtais et Barbes.