Les Mensonges
bon moraliste, à ce qu'il m'a semblé, que grand médecin ^ Je me bornerai à quelques-unes des circonstances les plus ordinaires oii un médecin consciencieux peut hésiter à dire le vrai ou le faux, à parler ou à se taire.
Le médecin est une sorte de confesseur, non au point de vue des infirmités morales, mais à celui des infirmités physiques, qu'il ne doit pas plus révéler que le prêtre les péchés qu*un pénitent lui a confiés. Telle est la règle, mais elle peut être difficile à suivre dans tous les cas; elle peut même souffrir quelques exceptions*
Le médecin sait le fort et le faible des personnes de sa clientèle ; il sait le mal dont celuici ou celle-là sont atteints, ou même selilement menacés ; il a le secret de plus d'une infirmité cachée, de quelque tare, physique ou mentale, personnelle ou héréditaire. Or voici des membres d'une famille amie, et dont il a toute la confiance, qui, à la veille d'un mariage, viennent le consulter sur la santé du jeune homme ou de la jeune fille. Y a-t-il quelque vice orga-