‹ Questions de morale pratiqueChapitre 54 sur 64 · Don Quichotte, 2* partie, chap. xxiv · texte numérisé non relu

Don Quichotte, 2* partie, chap. xxiv

Mais, d'un autre côté, quelle arme contre elle que ces faux dévots faisant de la dévotion métier et marchandise ! Avec quelle dextérité perfide les libertins ne s'en servaient-ils pas pour rendre suspects les vrais dévots ! pour jeter le discrédit sur les pratiques religieuses et sur la religion elle-même ! Voilà pourquoi , par un motif différent, et en raison de ce dommage qu'ils font à la vraie piété, Bourdaloue, Massillon, Fénelon, pour n'en pas citer d'autres, mettent les hypocrites au-dessous des impies, au rang des plus détestables pécheurs et même des plus grands des scélérats. M. Janet, dans un récent ouvrage *, a dit que l'Église au xvif siècle n'avait pas été sans quelque indulgence pour l'hypocrisie; il nous semble facile de prouver le contraire par quelques citations.

Deux des meilleurs sermons de Bourdaloue, l'un sur l'hypocrisie, l'autre sur la vraie et la fausse piété, sont destinés à combattre les hypocrites. Toutefois, en les combattant, il a bien soin de se séparer de Molière et des libertins

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