SECTION VI
THÉODICÉE
QUESTION I
Est-Il possible do démontrer l’existence de Dlen ?
ESQUISSE
* Quand, dit-on, la raison humaine essaie de se démontrer à elle-même ces hautes vérités, Dieu, l’âme, la liberté, n’entreprend-elle pas une tâche au-dessus de ses forces T Que peut-elle faire alors, sinon s’efforcer vainement de dépasser ses propres limites? Kant l’a prouvé en faisant voir que toutes les preuves de l'existence de Dieu ne sont que des paralogismes. La raison n'aboutit qu’à se créer ainsi d’insolubles antinomies. D’ailleurs, fût-elle possible, cette démonstration est inutile. Toutes ces preuves n’ont jamais convaincu personne. Peut-on citer un seul athée qu’elles aient fait changer d’opinion ? Celui que le spectacle de la nature et de ses merveilles ne saurait ni émouvoir ni persuader, se rendra-t-il à des raisons abstraites dont on peut attaquer la validité ? Ces raisonnements ont même un côté dangereux. Ils ne sont bons qu’à éveiller le doute dans des esprits où il n’existait pas et qui s’y trouvent ainsi amenés en voyant mettre en question ce qui ne leur paraissait pas pouvoir être contesté. Dieu est une vérité de sentiment, un objet de foi ou de croyance. La raison et la foi ont leur domaine séparé. Introduire le raisonnement dans ce qui est matière de sentiment, c’est compromettre la vérité que l’on voudrait défendre, affaiblir ce qu’on prétend fortifier. » Cette opinion qui se rencontre chez] un grand nombre d’écrivains, compte aujourd’hui beaucoup de partisans.
Qu’y a-t-il en elle de vrai et de faux? C’est à le démontrer que doit être consacrée cette discussion.
1° On a beaucoup abusé du raisonnement, surtout en ce qui concerne les vérités premières qui, en effet, ne sauraient se prouver ou se démontrer, du moins par la voie ordinaire. Est-ce à dire néanmoins que ces questions puissent être supprimées (V. p. 9) et que tout procédé rationnel doive être exclu de leur examen T C’est ce qu’on ne peut raisonnablement soutenir (1).
2° D’ailleurs, qu’appelle-t-on ici démontrer? Est-ce prouver comme l’on prouve quand d’une vérité on tire une autre vérité qui y était contenue, ou que de faits observés on en induit une généralité qui elle-même est un fait général ? Il est clair que Dieu ne peut se démontrer de cette façon. Il en est de même de toute vérité première et de tout principe. Or, Dieu est le principe des principes. Mais si par démontrer on entend montrer, par l'analyse des procédés de l’esprit , que Dieu est le terme inévitable auquel aboutit nécessairement toute pensée humaine ; que le procédé qui y conduit, d’abord instinctif, puis réfléchi, est légitime; que, par conséquent, Dieu n'est pas l’objet d'un pur sentiment, mais une conception de la raison; que cette conception n’est ni une création imaginaire de notre esprit, ni un fantôme de l’entendement, non-seulement il faut admettre qu’un tel travail est possible', mais qu’il est nécessaire. La philosophie ne peut se l’interdire. Celui qui l’entreprend n’est pas un pur logicien, mais avant tout un métaphysicien. S’il ne peut espérer de convaincre les esprits habitués uniquement à raisonner, les logiciens et les géomètres, s’il ne réussit pas mieux auprès de ceux
(1) L’historien de la philosophie allemande, M. Wilm, nous parait avoir bien caractérisé en ceci la critique kantienne.
« Toute-puissante contre l’ancien dogmatisme, qui prétendait tout démontrer par des syllogismes, elle ne prouve rien contre le rationalisme positif, qui voit dans la raison autre cnose que la simple fACultédu raisonnement. Si l’idée de l’absolu est en elle, de quel droit Kant ne fait-il de cette idée qu'une régie de recherche et d’unité? L’idée de l’absolu n’est que la dernière expression de cette loi de toute raison et de toute existence, que tout ce qui est doit avoir un fondement, une base : l’absolu est la raison d'être, la source, le principe ou la cause do lui-mémo et de tout le reste. » J. Wilm, ( üii., de la phil. allem., t. I. p. 2.)
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qui ne croient qu’à l’expérience des sens, il n’en sera pas de même des autres intelligences non prévenues et moins exclusives. L’œuvre qu’il entreprend répond au besoin le plus élevé de la raison, celui de se rendre compte d’eliemème à elle-même. C’est aussi une réponse aux athées et aux sceptiques qui autrement restent maîtres du terrain. — Si cette méthode est impropre à engendrer dans les âmes la croyance en Dieu, elle la confirme et la fortifie. Elle est une nécessité pour les esprits d’élite, dans un siècle de doute où la critique tend à ébranler dans leurs bases toutes les convictions élevées (1).
3« Quant à la distinction que l’on prétend établir entre la raison et le sentiment et leur objet différent, elle est aussi fausse que superficielle. Elle est dangereuse, parce qu'elle est contradictoire. Elle ne résiste pas à un sérieux examen. En réalité, ello donne gain de cause au scepticisme. C’est ce qu’il sera facile.de démontrer en soumettant à l’analyse et à la critique les deux termes de la question, le sentiment et la raison. — Conclusion.
QUESTION II
Quelle est la valeur de la preuve de l'existence de Dieu dite
des causes finales ?
Tout ce qui révèle un dessein, ou l'appropriation des moyens à une fin, suppose une cause intelligente.
— Or, l'univers, dans son ensemble et dans ses parties, manifeste un dessein. — Donc , l'univers est l'effet d'une cause intelligente.
(1) Prouver Dieu ce n’est ni en donner la notion ni en démontrer la réalité ou l’objectivité, ce qu’aucun artifice de raisonnement ne saurait faire. C’est montrer que dans l’acte de la pensée qui le saisit, la notion et l'affirmation ne font qu’un ; c'est rentrer dans la réalité du jugement, reconstituer dans son intégrité l’acte même de la raison, écarter la négation qui s'y joint lorsque, par un procédé naturel mais artificiel, l'analyse le décompose. C’est donc remettre la raison en possession d’ellemérne et de son objet, dont une faculté secondaire, le raisonnement l’avait distraite. Est-ce là du mysticisme ? Non, mais qu’importe si c’est ainsi qu’apparaît à i’esprit la plus haute vérité et qu’elle se révèle à lui? Le Dieu de la conscience n’est pas un Dieu abstrait, absent de l'âme ou éloigné d’elle. En lui, elle se sent penser, vivre et se mouvoir. De lui elle reçoit sa lumière. La lumière ne se prouve pas, elle so voit. Elle éclaire et elle échauffe. SoUm qui* dicert falsum audeat T
Telle est la preuve dite des causes finales; elle a été attaquée de plusieurs manières.
1° Le principe de la cause finale, a-t-on dit (Kant), comme celui de la cause efficiente, n’a qu’une valeur subjective. C’est une loi de notre esprit, une forme de l’intelligence humaine; mais ce principe n’a pas de réalité absolue en dehors de la raison qui le conçoit.
2° Il est faux qu’un dessein apparaisse dans la nature. Ce que l’on prend pour tel, ou comme appropriation des moyens à une fin, n’est que le résultat des lois qui sont éternelles et nécessaires. Nous prêtons à la nature notre manière do penser ou d’imaginer. (Spinosa.)
Il y a dans la nature une multitude de phénomènes dont il est impossible d’assigner la fin ou le but : il y a des désordres et des anomalies , des ètTos'inuliles ou nuisibles. Tout cela ne peut se concilier avec l'action d’une cause intelligente.
3° Quand même on admettrait un dessein dans l’univers, la preuve n’aurait pas la portée qu’on lui attribue , car 1° elle nous révèle une cause ordonnatrice, non créatrice. 2° h'unité de Dieu ou de l’ouvrier ne peut être ainsi prouvée. 3° Le désordre est à côté de l’ordre dans l’univers, et il est contraire à la perfection divine.
On réfutera ces objections en établissant ce qui suit : 1° La première n’est qu’une simple hypothèse qui, niant la valeur des principes, conduit directement au scepticisme. — 2° Il est absurde de nier la réalité d’un dessein dans la nature et on particulier dans les êtres organisés; ce dessein est-il moins manifeste, parce que la raison bornée de l’homme ne peut se rendre compte de l’œuvre divine dans toutes ses parties ? — 3° L’explication par des lois n’en est pas une et n’en rend pas moins nécessaire l’action d’une cause intelligente dont ces lois elles-mêmes sont la manifestation. — 4° Si la preuve n’a pas en effet toute l’étendue qu’on lui a donnée, cela ne détruit en rien sa légitimité, mais prouve seulement qu’elle ne doit pas s’isoler des autres preuves de l’existence de Dieu. — Conclure.
THÉODICÉE
QUESTION III
Que doit-on penser de la preuve de l'existence de Dieu par l’Idée de l'étre parfait?
ESQUISSE
Depuis l’argumentation de Kant ( Raison pure), cette preuve est généralement regardée comme un paralogisme. Cependant, quand une conception a paru vraie à de grands esprits comme saint Anselme, Descartes , Malebranche , Leibnitz, c'est qu’elle n’est pas tout à fait fausse. Souvent, c’est sa forme qui était défectueuse; le fond reste vrai. Il ne s’agit que de le dégager et de lui donner une forme nouvelle en rapport avec l’esprit et les méthodes qui ont prévalu. Telle est la preuve ontologique injustement dédaignée. Il s'agit de mettre ceci en lumière en montrant en quoi pèche cette preuve et ce qui doit en être rejeté, en quoi elle résiste à la critique, de démêler l'élément solide qu’elle renferme et qui n'a besoin que d’être bien présenté pour être accepté de tout esprit non prévenu ou dégagé de toute opinion systématique.
1* Non-seulement nous avons l’idée d’un être parfait, mais nous croyons à son existence. Ce n'est donc pas seulement l’idée, c’est cette croyance elle-même qu’il faut attaquer. La raison conçoit Dieu; elle le conçoit comme l’être parfait, absolu. Est-ce là un pur idéal, une simple conception, une forme de la pensée, comme le veut Kant? La foi à la réalité de son objet n’y est-elle pas mêlée ? La séparation des deux termes n’est-elle pas le produit de l’abstraction î Présentée ainsi, la preuve a un côté réel et vrai. — Faire remarquer qu’il en est ainsi de toutes les notions premières : l’affirmation y est jointe à la conception et en est inséparable. — Objection : l’idée d’un triangle, d’une figure mathématique n’implique pas sa réalité. — Réponse : l’idée de Dieu est tout autre; elle en diffère précisément en ce que la croyance à l'existence ne peut se séparer de la notion. — L’argumentation kantienne, victorieuse quand elle combat la preuve au point de vue logique, est impuissante sur le terrain de la métaphysique et de la psychologie. — Le
EXISTENCE DE DIEC
système qui convertit en lois de l’entendement toutes les conceptions premières et leur ôte toute valeur objective ne peut échapper au scepticisme.
2° Un système plus récent et plus grossier s'attaque à l'idée elle-même ; il nie l’idéal. L’idée du parfait pour lui n’existe pas; cette idée est celle d’une simple possibilité. C’est l’idée du réel lui-même dépouillé des qualités qui en font un objet réel, ou conçu d’une façon abstraite. Le monde seul existe avec ses lois et les êtres finis qui le composent. Il n’y a ni beauté parfaite, ni bien parfait, ni être parfait, mais seulement des êtres imparfaits, finis. — C’est, on le voit, affirmer ce qui est en question. (V. Positivisme.)
3° Un autre système ne nie pas le parfait, mais le conçoit comme se réalisant incessamment dans le monde et dans l’humanité. L’être parfait n'est pas, mais il devient, sans jamais atteindre à la vraie perfection. (Ilégel.) — On relèvera les contradictions d’une telle notion de l’être parfait, qui est la dernière forme du panthéisme moderne. (V. Panthéisme.)
QUESTION IV
Quelle valeur dolt-on accorder i la preuve de l’exlMtence de Dieu tirée du consentement général?
PROGRAMME
« Les instincts et les sentiments humains ne sont pas des raisons suffisantes de conviction scientifique, ni des preuves déterminantes de tel ou tel système... Il peut y avoir de l’erreur dans ces instincts et ces sentiments de l’homme comme dans ses idées. Mais quand ces instincts et ces sentiments sont universels, permanents, indestructibles, quand ils se retrouvent dans tous les pays et dans tous les siècles, quand ils résistent et survivent à toutes les attaques, à tous les doutes du raisonnement et de la science, ils sont, à coup sùr, des faits considérables que l’esprit humain ne peut se dispenser de reconnaître et de respecter. » (Guizot, Médit. religieuses.)
Il s’agit d’appliquer à la croyance à l’existence de Dieu ces conditions, de voir si elles sont remplies et de discuter les raisons qu’on oppose :
THÉODICÉE
1* Le fait de la croyance à l’existence de Dieu est-il universel? — Objection tirée des nations barbares, à qui l’idée de Dieu serait totalement inconnue, et de l’existence des athées chez les nations civilisées. — 2° Est-il uniforttie? Epoques de scepticisme et de matérialisme. — 3° Est-il indestructible ? Faits qui semblent prouver le contraire. — On répondra : 1° en se rappelant ce qui a été dit du sens commun (p. 50) et du Consentement général (p. 201); — 2° en distinguant dans l’homme et dans l’humanité les faits réellement généraux et les faits exceptionnels qui, examinés de {très, rentrent dans la loi et la confirment. — 3° La vraie naturë htitnaine doit-elle s’observer dans l’état grossier, inculte, voisin de l’animalité, ou dans l’état de culture intellectuelle et morale T — 4° Chez les savants eux-mêmes et les philosophes opposés à cette croyance, ne faut-il pas distinguer l’homme du philosophe? Des traces du sentiment religieux chez les athées Conclusion : c’est avec raison qu’on a défini l’homme un animal religieux.
QUESTION V
t'eut-on rejeter Dieu en spéculation et l'admettre en morale ?
PROGRAMME
C’est, on le sait, ce que fait Kant. Dans la Critique de la Raison pure, il nie la validité des preuves de l’existence de Dieu. Dieu est l'idéal de la pensée, une simple conception métaphysique, sans objet réel. Dans sa Raison pratique, où il pose les bases de sa morale, il rétablit l'existence de Dieu comme postulation de la loi morale. Dieu, le souverain bien, le représentant de la justice, est nécessaire pour garantir l’observation des lois morales et rétablir l’accord du bien et du bonheur. Kant va plus loin ; il met la raison pratique audessus de la raison théorique. Avant tout, l'homme doit agir ; l’action est supérieure à la pensée. Dieu est présent à la conscience. — On fera voir combien cette distinction est fausse et dangereuse. 1° Elle orée une antinomie entre les facultés humaines, au sein de la raison même, et cette antinomie est insoluble. 2" Une pareille contradiction ne peut pro-
fiter ni à la science hi à là morale, mais senlenlent au scepticisme.
QUESTION VI
Jusqu'à quel point est vraie cette parole de Rousseau : Mon
/ils, tenez cotre Ame en état de désirer toujours qu'il y ail un Dieu
et vous n’en douterez jamais.
PROGRAMME
Sans nier les causes d’un ordre tout différent qui peuvent amener les esprits spéculatifs à douter de Dieu ou même à professer l’athéisme, il est facile de démontrer que souvent ce sont en effet des causes morales qui déterminent l’abandon de la croyance en Dieu, surtout à l’époque de la jeunesse. Les fausses doctrines, en général, le matérialisme, le scepticisme, comme l’athéisme, ont pour complices les mauvaises passions. Une âmeélevéect pure est par là même prédisposée à accueillir toutes les nobles idées ; au contraire, le vice dans les âmes et la corruption du cœur inspirent une haine secrète contre tout ce qui s’élève au-dessus de la région grossière des sens. Quoique ce soit là un lieu commun, il n’est pas inutile de s’y arrêter et d’exposer les raisons qui donnent à cette vérité vulgaire un caractère instructif. Pour en tirer le sujet d’une vraie dissertation, non d’un simple développement oratoire, on devra : 1" poser en principe l’action puissante de la volonté et du caractère sur l’intelligence et le jugement; 2° comparer entré çux le sentiment moral et le sentiment religieux et leur affinité, montrerque rien n’est plus favorable à ce dernier que des moeurs pures et simples : animus, nisi purus el sanclus est, Deum non capit. (Senec., Ep. lxxxvii.) Ou justifiera ainsi cette pensée de Pascal ; « Il faut connaître les choses humaines pour pouvoir les aimer; il faut aimer les choses divines pour pouvoir les connaître. » (Pensées.)
QUESTION VII
Développer cette pensée de Bacon : Nier Dieu, c'est détruire la noblesse du genre kumain.
PROGRAMME
C’est là sans doute une de ces pensées qui n’ont pas be* soin non plus d’être prouvées. Leur évidence suffit pour les
376 THÉOmcitR
faire admettre. Mais en présenco des systèmes qui assignent à l’homme une tout autre origine, comme aussi une autre fin en rapport avec elle, il n’est pas sans utilité de reproduire quelques-uns des titres de noblesse que détruisent ces systèmes et que le spiritualisme a toujours consacrés.
On comparera donc les deux doctrines : celle qui nie Dieu, celle qui le reconnaît et le regarde comme l’auteur ou le père du genre humain.
Dans la première hypothèse, l’homme est le produit du hasard ou des forces de la nature. Que s’ensuit-il quant à la manière d’envisager l'homme et l’humanité T Quels sentiments doivent naître de cette conception? Comparer à cette doctrine la doctrine contraire.
Est-il vrai que cette manière de penser n’aura aucune influence sur la manière d’agir, que la conduite peut être la même dans les deux systèmes? La pratique n’a-t-elle rien de commun avec la spéculation ?
Sans insister longuement sur les conséquences morales de l’athéisme, on les fera ressortir suffisamment pour justifier le mot de Bacon, d’accord avec cette phrase d’un poète célèbre : « C’est un mauvais conducteur du genre humain que celui qui est athée. » (V. Hugo.)
QUESTION VIII
De la personnalité divine. — Est-il vrai qne la personnalité soit Incompatible avec l’idée d'nn être infini?
ESQUISSE
<; On ne peut concevoir un moi sans un non-moi qui le limite en s’opposant à lui. Donc, en affirmant la personnalité dans Dieu, on le nie comme être infini. »
Cette objection, souvent reproduite dans les écrits de la philosophie contemporaine (1), a sa source dans une idée fausse à la fois de l’infini et de la vraie personnalité.
1° L 'infini, est-ce l’indéterminé, une existence vague et vide, un sujet sans attributs, l’équivalent do l’être et du
(1) Elle a été soutenue et développée pour la première fois par Fiente,
« Dieu, dit-il, n’est ni identique avec ce monde phénoménal ni différent do ce monde. Il résulte de là quo Dieu n’a ni personnalité ni conscience dans le sens ordinaire de ces expressions, parce qu’en lui