‹ Questions de philosophie précédées des règles de la dissertation philosophique et suivies des sujets donnés aux concours, à la licence et au baccalauréat es lettresChapitre 168 sur 192 · MAXIMES SOCIALES ET POLITIQUES · texte numérisé non relu

MAXIMES SOCIALES ET POLITIQUES

XVII. Le bon politioue, le sage législateur doit régler tout ce qui concerne la guerre en vue de la paix plutôt que de subordonner la paix à la guerre. (Platon, ibid.)

XVIII. La première el la plus excellente des victoires est celle qu'on remporte sur soi-mème, ce qui suppose clairement qne chacun de nous éprouve une guerre intestine. Les Etals sont absolument, à cet égard, dans le même cas que les particuliers. (Platon, Lois, L)

XIX. Sans doute l’Etat et la famille doivent avoir une certaine unité, mais non une unité absolue. Avec celte unité poussée à l’excès, l’Etal n’existe plus ou sa situation est déplorable. Autant vaudrait prétendre faire un accord avec un seul son, un rhylhmeavec une seule mesure. (Arist., Polit., II, 11.)

XX. C’est par Y éducation qu’il convient de ramener à la communauté et à l’unité. ( Ibid .)

XXI. Il serait juste d’énumérer non pas seulement les maux, mais

aussi les avantages que la communauté détruit. (Ibid.)

XXII. Quant aux dissensions, aux procès et aux autres vices que l’on . reproche aux sociétés actuelles, ils se retrouveraient tous sans

exception là où la propriété serait supprimée. (Id.,' ibid.) XXIII. Ce qu’on appelle vulgairement l'égaillé est ce qu’il y a de plus injuste, puisqu'elle ne tient nul compte du mérite. — Ea

quæ appellatur æquabilitas iniquissima est ipsa asqua-

bililas est iniqua quum babel nullos gradus dignitatis . (Cic. , de Rep., I, xxxiv.)

XXIV. L’égalité véritable est l’égalité des droits. — Si enim pecu-

nias aequari non placet, si ingénia paria esse non possunt, jura certe paria debent esse.... quid est enim civilas nisi societas juris? (Ibid.)

XXV. La loi est le fondement ae la liberté. — Hoc (lex) est fundamen-

tum libertatis. — Nous devons être tous esclaves de la loi, si nous voulons être libres. — Legum omues servi sumus ut liberi esse possimus. (Cia, pro Cluent., 53.)

XXVI. De bonnes lois ne constituent pas à elles seules un bon gou-

vernement, il importe surtout qu’elles soient observées. (Arist., Polit., VU, ch. vl)

XXVU. Il n'y a de bon gouvernement que celui où l’on obéit à la loi et où la loi à laquelle on obéit est fondée sur la raison. (Ibid.) XXVIII. L’excellence de la loi peut s’entendre de deux manières :ou la loi est la meilleure possible relativement aux circonstances, ou elle est la meilleure possible d’une manière générale et absolue. (Ibid.)

XXIX. C’est une belle maxime que l’ofcétssanee est l’école de l’auto-

rité. (Ibid., III, ch. i) — Savoir également obéir et commander, c’est dans cette double perfection qu'on place la suprême vertu du citoyen. (Ibid.)

XXX. La souveraineté doit appartenir aux lois fondées sur la rai-

son. (Ibid.)

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