VI. Maximes, pensées
Souvent le sujet d’une dissertation est une maxime ou une pensée. Comment, d’un tel énoncé, tirer une composition solide et intéressante, éviter surtout le lieu commun? Un pareil travail mal fait n’aboutit qu’à l’émission de quelques phrases banales, commentaire insipide d’un texte dont le sens littéral seul apparaît à l’élève et dont la pensée philosophique lui échappe.
Il y a ici deux choses principales : 1° interpréter la maxime et la développer ; 2° l’apprécier. Il faut s’en rendre compte et en connaître les conditions.
1° Interprétation. — Qu’est-ce qu'une maxime? Une vérité générale exprimée en peu de mots. Comme elle contient une foule d’idées particulières, il est besoin qu’on les
(1) On trouve des modèles du réfutation dans toutes les grandes discussions qui remplissent Thistoire de la philosophie. De tous ces modèles le plus illustre est sons contredit Platon dans les immortels écrits qui contiennent sa polémique contre les Sophistes. Aristote, quoique d’une? sévérité qui va jusqu'à l’injustice à l'égard de son maître, n’est pas moins à étudier. Combien d’autres penseurs seraient à citer parmi les anciens et les modernes ! Leibnitz pour la largeur de sa critique, est surtout a imiter comme pour sa manière calme et bienveillante u l’égard de ses adversaires. Kant est un rude adversaire du dogmatisme, mais sa critique n-gative et sceptique ne peut être admise comme le dernier mot de la philosophie.
I.e plus grand nombre des Dissertations contenue® dans ce volume sont des réfutation*. (Vov. les art. Positivisme, Panthéisme, Probabi’isme, etc.)
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