‹ Questions de philosophie précédées des règles de la dissertation philosophique et suivies des sujets donnés aux concours, à la licence et au baccalauréat es lettresChapitre 50 sur 192 · DES SCIENCES PHILOSOPHIQUES · texte numérisé non relu

DES SCIENCES PHILOSOPHIQUES

choses. Celles-ci sont et restent ce qu’elles étaient. Les sciences philosophiques ou morales ne sont ni plus ni moins des sciences qu’auparavant. La nouvelle méthode et le nouveau système ont seulement à se justifier, à prouver qu'on s’est trompé jusqu’ici en s’y prenant comme on a fait, que la voie qu’ils adoptent est la meilleure et la plus sûre. Mais qu'une science réforme sa méthode ou qu’une méthode soit abandonnée pour une autre, cela s’est vu et se voit dans l’histoire de toutes les sciences. Nous n’avons pas à nous occuper de ces questions. Nous n'avons voulu que combattre le préjugé qui refuse à la philosophie et aux sciences philosophiques le titre et le caractère de sciences véritables.

Que reste-t-il donc de cette proposition générale : La philosophie n'est pas une science. 1° Elle est fausse appliquée aux sciences morales ou philosophiques et, de plus, la proposition équivaut au scepticisme au moins en fait de vérités morales. — 2° Elle se soutient mieux si c’est de la métaphysique qu’on parle, mais c’est seulement tant qu’on reste dans le vague; car, dès qu'on précise et qu’on entend les principes des sciences ou les conceptions premières de l’esprit humain, on est forcé de se rétracter, sous peine d’être, non plus à moitié, mais absolument sceptique, et d'ébranler toutes les sciences parleur base, sous peine aussi de laisser percer son ignorance Sur les conditions de cette science particulière et sur son histoire. — 3° S’il n’est plus question que des systèmes qu’édifie sans cesse la philosophie et qu’elle est forcée de recommencer à chaque progrès nouveau de la science et de l’esprit humain, l’assertion est vraie, mais elle n’est qu’une tautologie. Cela revient à dire que la science universelle ne peut être pour l’homme qu’une science toujours incomplète et imparfaite, que l 'infini n’est pas le fini et ne l'égalera jamais. Ce qui est vrai, mais peu original et ne nous apprend rien. C’est ce que les philosophes eux-mêmes disent et répètent depuis Pythagore. Socrate même allait plus loin. « Ce que je sais, disait-il, c’est que je ne sais rien. » Mais voulait-il dire par là que la science des choses humaines et divines dont il a tracé la méthode n’est pas une science? que les autres sciences,

comme la logique, la morale, le droit naturel, qu’il a fondées, et qui s’appuient toutes sur la connaissance de l’homme, ne sont pas des sciences? Cela eût été singulier dans sa bouche, lui qui appelait même les vertus des sciences. Mais n’a-t-on pas voulu le ranger lui aussi parmi les soeptiques?

Il ne s’agit donc que de s’entendre et, pour cela, de bien préciser le sens des mots, ce qui permet de voir clair dans les idées que ces mots désignent. Cela fait, on risque moins d’abuser les autres et de se tromper soi-même. On se met à l’abri des préjugés, on se sépare de l’opinion commune, et même de celle des savants, quand celle-ci est fausse et peut n’être elle-même qu’un préjugé. Ainsi avons-nous fait pour le préjugé qui refuse à la philosophie le nom de science.

En général, ceux qui prétendent que la philosophie n’es pas une science se font de la science une idée fausse et en donnent une définition arbitraire. L’idée qu’ils se font de la philosophie est encore plus superficielle et n’est pas moins erronée. Ils font, sans le savoir, cause commune avec le scepticisme, car ils nient la science elle-même en lui enlevant ses principes; ils nient la science dans son ensemble, c’est-à-dire la vraie science ; ils nient les sciences morales et par là inclinent au matérialisme. La vraie science sera toujours la science du tout; la science des principes est la science par excellence et, quant aux sciences morales, si tout n’y est pas certain, si même elles laissent beaucoup à désirer, elles n’en occupent pas moins le premier rang parmi les sciences particulières et positives (1).

(1) Parmi les savants, il en eat (M. Cl. Bernard, M. Cournot) qui reconnaissent dans la philosophie un exercice noble de la pensée, tout à fait conforme à ses lois, et qu’il faut bien se gardor de lui interdire. Empêcher l'esprit humain de se livrer à ces hautes spéculations, comme d'agiter cet ordre de questions relatives à sa nature, serait le rabaisser et le mutiler. La science elle-même en souffrirait. Mais si la philosophie est un travail nécessaire aux sciences, ils ne veulent pas qu’elle-méme en soit une. Qu’cst-elle donc?

Elle est une œuvre à part de la raison et elle doit se contenter de la probabilité (Cournot). — La philosophie refuse ce faible présent que bientôt lui disputerait la logique. Elle n’est pas si naïve qu’elle ne sache à quoi s'en tenir sur ce vieux système du probabilisme qu’on veut rajeunir. Elle sait, de science certaine, que là où il n’y a que probabilité, il n’y a pas non plus certitude. L’une ne va pas sans l'autre, puisque l’une est la mesure de l’autre. Il en est ainsi en philosophie comme partout et en tout. Qu’on choisisse donc, car le juste milieu qu'on propose est équivoque et l’on ne peut s’y tenir en équilibre.

de l’esprit philosophique QUESTION V

De l'esprit philosophique; en quoi il consiste; décrire ses qualités et montrer ses avantages.

L’esprit d’une chose n’est pas cette chose, mais oe qni en rend capable. 11 est par rapport à elle comme la cause est à son effet, le pouvoir à l’acte qu’il produit, la faculté à l’œuvre qui la suppose. De même donc qu’il y a un esprit poétique qui n’est pas la poésie, mais qui fait le vrai poète; un esprit scientifique distinct du savoir positif, mais qui vaut mieux, parce qu’il fait découvrir les vérités de la science; un esprit religieux, artistique, etc., qui n’est ni la religion ni l’&rt, il y a aussi un esprit philosophique différent de la philosophie. Celle-ci lui doit son existence et ses progrès; il vit dans toutes ses productions. Celui qui es est doué n'est pas tenu d’avoir un système ni d’appartenir à une école; mais, dans toutes les démarches de sa pensée comme dans tous les actes de sa conduite, on reconnaît les qualités qui font le véritable philosophe ou le rendent capable de le devenir. Or, cet esprit, quel est-il ? Quelles sont ces qualités? Il est bon de les énumérer et de faire voir le lien qui les unit. Si, bien employé et dirigé, cet esprit rend de grands services à la science et offre de sérieux avantages dans la vie pratique, il a aussi ses abus contre lesquels il est bon de se mettre en garde. Par quels moyens parvient-on à le développer? Comment peut-il se pervertir ou se corrompre? Ce sont autant de points que nous ne pouvons traiter à la fois. Nous nous attacherons ici aux deux premiers, comme les plus importants, et conduisant aux deux autres.

I. Pour savoir en quoi consiste l’esprit philosophique, il suffit de se rappeler ce qn’est la philosophie. Or, dans l’acception la plus rigoureuse, elle est la science même, dans son unité et dans ses principes. Quoiqu'elle doive embrasser la totalité des êtres et leurs rapports, les problèmes relatifs à l’homme et à sa destinée occupent la première place dans ses recherches et offrent pour elle le plus d'intérêt.

L’esprit philosophique sera doue celui chez lequel se remarquent avant tout cette disposition et cette capacité qui rendent propres à saisir les choses d'ensemble, à remonter aux causes et aux principes, à diriger son attention sur l’enchaînement des causes et des effets. En contraste avec cet esprit, apparaît l’esprit de spécialité exclusive, amoureux des détails, exact et positif, mais le plus souvent incapable de s’élever aux grandes conceptions et aux vues d’ensemble, vivant au milieu des vérités et des faits particuliers, qu’il ne sait ni généraliser ni coordonner. Ce sont là deux esprits très-différents et même opposés. Ils ont leurs avantages et leurs défauts qu’il leur est difficile d’éviter. L’un fait l’érudit, le savant; l’autre fait le philosophe. Ils ne s’excluent pas, mais il est rare de les voir réunis. L’un ordinairement est timide et exclusif, ennemi de la théorie et de la spéculation vers laquelle se sent attiré le philosophe. N’oublions pas aussi qu’un des traits les plus marqués de cet esprit, c’est de chercher, sans doute, en tout et partout la vérité et de s'y intéresser, mais d’affectionner particulièrement la vérité morale, de faire servir ses recherches et ses découvertes sur le monde lui- même à la solution des problèmes relatifs à la nature et à la destinée de l’homme. Alors même qu’il s’occupe des lois de l’univers et des êtres qu’il renferme, on voit que cette pensée lui est présente (1).

II. Les qualités de l’esprit philosophique sout déjà comprises dans cette définition, ou peuvent facilement s’en déduire. Elles tiennent à la fois à l’intelligence et au caractère. Ainsi, à l’étendue, à la profondeur et à l’élévation de la pensée, doivent se joindre l’indépendance du jugement ou la liberté d'examen en opposition à une soumission

'1) Un écrivain moderne, qui a pris l’esprit philosophique pour sujet de «on li re, le décrit en ces termes :

< Je le définis un esprit de liberté, de recherche et de lumière, qui veut tout voir et ne nen supposer; qui se produit avec méthode, qui op«*re avec discernement, qui apprécie chaque choso par les principes propres h chaque chose, indépendamment de l’opinion et do la coutume : qui ne s’arrête point aux effets, qui remonte aux causes ; qui. Inns chaque matière, approfondit tous les rapports pour découvrir les résultats, combine et lie toutes les parties pour former un tout, enfin qui marque l'étendue et les limites des différentes connaissances humaines et qui seul peut les porter au plus haut degré de dignité et de perfection. » Portalis, de VUsagctt ael'Abtis de l'esprit philosophique, ch.i.) Cf. le P, fïuépard, Disc, sur Vc*prit phi'osophique.

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aveugle à l’autorité, à l’imitation servile ou à la routine, ( habitude de réfléchir avec ordre ou la méthode, la rigueur et la circonspection dans l’emploi des procédés de la pensée, la foi en la raison unie à une juste défiance de ses forces et à la conscience de ses limites, surtout l’amour pur et désintéressé de la vérité, l’horreur du mensonge, le dégagement des préjugés, la force de maîtriser ses passions, le mépris des intérêts vulgaires et des grossières jouissances auxquels le commun des hommes attache le bonheur dans la vie présente.

Ce sont là les qualités principales ; elles ont été si souvent développées par les grands écrivains qui ont traité de la philosophie en général et de sa mission, qu'il suffisait de les énumérer en renvoyant à leurs écrits (1).

Mais il en est une sur laquelle il convient d’insister; c’est le genre de curiosité qui distingue l’esprit philosophique et qui contraste avec la curiosité vulgaire. Celle-ci qui, comme dit Platon, est toute dans les yeux et les oreilles, se repaît du spectacle des choses sensibles ou du récit des accidents et des détails de la vie humaine. La curiosité philosophique est tout autre; elle s’attache non à ce qui est à la surface, mais à ce qui fait le fond des choses. Elle veut en pénétrer l'essence, comme elle cherche à en saisir les lois, les causes, les principes. Ces principes eux-mêmes, elle les coordonne et les rapporte à un principe unique, et jamais elle ne se repose qu’elle n’ait atteint cette dernière limite, qui est l’unité suprême à la fois dans l'ordre delà pensée et dans l’ordre de la réalité.

L’unité en tout est le but vers lequel tend sans cesse la pensée philosophique. Le système en un mot, voilà l’œuvre du philosophe. Tous les grands philosophes ont un système. L’esprit philosophique, c’est l'esprit do système dans le bon sens du terme. On aurait tort de lui eu faire un reproche. Il a scs écueils et ses dangers; mais il est inévitable. Le

(1) V. Platon, Hep., V et VI, Théétète, Gorgias ; Aristote, Met., I; Cicéron, Tutc., II, iv, v; Sénèque, Bp. v, 69, 90, 91; Bacon, de Augm. xcient., I ; Descartes, préf. des Principe».

Qui et quærendi desiderium et dubitandi patientiam, et meditandi voluptatem, et asserendi cunctationem, et resipisceudi facilitatem, et disponendi sollicitudinem tenerem, quique nec novitatem atTectatem nec antiquitatera admirerer, et omnem imposturam odissem. (Bacon.)

monde lui-même n'est-il pas un vaste et beau système T La science doit en être l’image. La synthèse doit venir après l’analyse : unilas ante rem, imitas post rem, c’est là sa devise.

III. Les avantages de l’esprit philosophique, quand on sait en bien user, sont incontestables. D’abord, l’excellence des qualités précédentes prises en soi ne peu» être niée. Dans les sciences, quelle supériorité ne donne pas l’habitude de remonter aux principes, de saisir les rapports des objets et d'établir entre eux des points féconds de comparaison, en un mot de voir les choses de haut et d’ensemble! N’est-ce pas un des traits les plus essentiels du génie et la condition des grandes découvertes T Qui oserait soutenir qu’nn tel esprit ne doit pas contribuer beaucoup aux progrès et à l’avancement des sciences ?

Son importance est plus contestée dans la vie pratique et lans le maniement des affaires humaines. Néanmoins, qttand à l’expérience, que rien ne remplace, se joint cet esprit avec les qualités qui le distinguent, quel avantage no donne-t-il pas à celui qui le possède sur celui qui n’a pour lui que son habileté souvent retenue par la routine ou gâtée par des préjugés aveugles ? Dans toutes les sphères élevées de l’activité humaine, n’est-il pas besoin de ce coup d’oeii qui saisit un ensemble et domine les détails ? L’homme d’Btat, le jurisconsulte, l'orateur, l’historien, le médecin, le poète même et l’artiste ne peuvent s’en passer. Là où l’absence de cette qualité devient sensible dans les œuvres de l'esprit, la critique ne manque pas do la relever comme un défaut capital. Pour ce qui est du caractère, sans doute la dignité, l’énergie et la grandeur morales peuvent se rencontrer partout chez les âmes droites et fortes qu’animent et soutiennent des convictions sincères; mais on ne saurait méconnaître ce qu’à ces dons naturels ou acquis de la vertu la mieux exercée, ajoutent d’élévation, de constance, la réflexion et la méditation longtemps fixées sur les vrais principes qui doivent servir de base invariable à la conduite humaine. L’homme qui n’a pas raisonné ces principes est exposé à dévier de la route que lui-même s'est tracée sans le savoir crie vouloir, et toujours il est embarrassé dans les cas difficiles.

DK l’espkit philosophique 27

On dira quo les esprits contemplatifs à leur tour, dès qu’ils abandonnent leurs méditations, jetés au milieu du tourbillon des alla ires, ne savent pas se conduire.

Cela est vrai de quelques-uns, mais no prouve rien. La sagesse n’en consiste pas moins à garder l’équilibre, il est bon, on le reconnait (Cic., de O/f, I, ni), qu’il y ait de ces hommes d'un génie particulier, excellenli ingenio preediti, qui soient voués au culte exclusif de la science et de la vérité ? Que ceux-là, comme dit Platon ( Théétète ), ne connaissent ni le chemin de la place publique ni les lieux où siège le tribunal, que leur corps seul habite la ville, tandis que leur esprit contemple d’une région supérieure les choses d’ici-bas et le cours des affaires humaines, ce n’est ni un malheur réel pour eux ni un grand dommage pour la société qui profite de leurs méditations et de leurs découvertes ! Il en sera toujours ainsi du vrai savant et du vrai philosophe. Cicéron, qui paraît trop l’oublier (ibid.et ch. vi), est ici trop sévère. Luimême, par sa vie, formait plus d’un exemple à la thèse contraire? — Mais c’est s’écarter du sujet. Il s'agit de savoir si l’homme qui n’a pas de principe» arrêtes et raisonnés peut être comparé à celui dont toute la conduite se régie sur des maximes qu’il s’est faites à lui-même et qui se sont identifiées avec son caractère. La réponse n’a pas besoin d'être formulée. (V. Platon, Gorgias.)

QUESTION VI

Des tirai de l’esprit phUosophlqu».

ESQUISSE

Mais à côté des avantages manifestes de cet esprit, on doit signaler les inconvénients qu’entraîne son abus. Ils se produisent déjà dès qu’il ne garde pas cette mesure qui est de son essence et qu’il s’écarte des règles que lui-même doit savoir se prescrire. Le premier est cette tendance contemplative à laquelle de grands génies se sont laissés aller et qui les a jetés souvent dans d’extravagantes rêveries. Une hardiesse téméraire les a portés aussi à agiter souvent des problèmes insolubles et placés au-dessus de l’intelligence

humaine. Ces deux défauts sont difficiles à éviter. Ils ne sont que trop habituels aux esprits d’élite et aux penseurs du premier ordre. Mais ils leur ont été trop souvent et trop durement reprochés, et d'ailleurs iis sont trop rares aujourd’hui pour qu’il soit besoin de les dénoncer de nouveau ou d'en chercher le remède. Peut-être serait-il plus à propos de se demander si un étroit positivisme vaut mieux qu’un idéalisme porté à l’excès. Mais entre les deux extrêmes, le véritable esprit philosophique sait tenir sa route vraie et sûre. A la fois prudent et hardi, sage et confiant sans témérité, il évite de descendre trop bas et de s’élever trop haut; mieux instruit par ses propres écarts, il combine dans une juste mesure les deux modes de la pensée et de l’activité, l’expérience avec la raison, la pratique avec la spéculation.

Pour les autres défauts, il importe encore moins de s’y arrêter, puisqu'ils dévoilent un esprit que le véritable sage ne connaît pas. Toutefois, on r.e peut nier que plusieurs ne soient à redouter pour cet esprit même, non-seulement parce qu’il est aisé de dévier de la route, mais parce qu'ils tiennent de près à ses qualités les plus belles : inévitable mélange qui provient des imperfections de la nature humaine. L’entêtement et l’opiniâtreté à soutenir des doctrines que l’on croit vraies et à vouloir les faire prévaloir ne sont pas le propre des philosophes; on trouverait aussi chez d’autres ce dédain des opinions d’autrui, surtout des opinions reçues et des vérités de sens commun, qui sont à bon droit reprochées à plus d’un penseur illustre; mais on fait bien d’en avertir les plus sages. Seulement, que ceux qui le font si souvent n’oublient pas qu’eux-mêmes ont aussi à s’en défendre. Quant à un certain mépris ou dédain que l’on croit bienséant au philosophe, qui juge de haut les opinions comme il contemple avec sérénité les événements humains, nous n’avons ici rien à en dire, tant nous tenons pour certain que le sage est bienveillant et que l’tronte ellemême chez lui, comme chez Socrate, a son principe dans l’amour des hommes. Le contraire étant marqué d’un autre esprit, nous n’avons même pas à l’exclure. Nous laissons à signaler ce travers à l’historien de la sophistique.

Il vaut mieux appeler l’attention sur l’esprit de système,

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