DIS LA RÉFUTATION' INDIRECTE
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faits et ces vérités, ce sont ceux que le sens commun éclairé est capable de voir et d’affirmer; ce sont aussi les vérités morales de la conscience universelle. Cette méthode n’a sans doute pas la mémo valeur scientifique et philosophique que l'autre. Maison n’a pas le droit de la rejeter. Toutes deux, quoique non égales, sont légitimes et doivent se combiner. La dernière peut même être séparément employée. Elle représente les droits de la conscience et du bon sens. Même alors, elle a cela de bon qu’elle force les métaphysiciens à sortir de leurs abstractions souvent peu intelligibles et à parler un langage plus simple, à se mettre à la portée de tous les esprits éclairés. Mais elle exige dans la pratique des conditions qui rarement sont observées de ceux qui en font usage : un esprit élevé, large, tolérant, libre d’intérêt et de préjugé, qni reconnaisse les droits de la pensée et respecte les intentions de ses adversaires. L’esprit étroit, intolérant et dogmatique la fausse et la discrédite.
Elle a aussi ses préceptes et impose les plus grands ménagements. Elle veut qu’on ne se hâte pas de prononcer sur l’incompatibilité d’une doctrine, soit avec les vérités acquises à la science, soit avec les vérités morales universellement admises. Autrement, elle devient l’arme habituelle des partis et le soutien du préjugé ; elle arrête les progrès de la pensée et de la raison elle-même ; c’est la ressource ordinaire des vieilles doctrines et des esprits stationnaires. Mais s’il s’agit d’une opinion qui, en réalité, révolte le sens moral, qui rend impossible et ridicule tout ce que le genre humain croit et admire, ou qui choque les premières vérités du sens commun, il n’y a plus qu’une condition à exiger, c’est qu’on le fasse voir clairement. C’est la seule règle ici, mais elle est de rigueur. Nous croyons l’avoir remplie.
PSYCHOLOGIE
QUESTION XLVI
Do l'union do l'Ain* et du corps. Des systèmes qui cherchent à l'expliquer i ASIMISME, VITALISME, OEGASICISME. Idée générale de ces systèmes,
L'âme est étroitement unie au corps. De cette union et de leur actiom réciproque résultent des faits appartenant à 1 un et à l’autre. On doit d’abord les étudier en eux-mêmes sans se préoccuper de leur explication. De là une science mixte, qui emprunte les lumières de la psychologie et de la physiologie; c’est la science des rapports du physique et du moral. Les deux classes de phénomènes, physiques et moraux, y sont observées et comparées dans leur correspondance et leur mutuelle dépendance. L'observateur les suit attentivement dans leur marche et leurs modifications selon les âges, les tempéraments, les scores, les races, les climats, le régime, dans les maladies de l’âme et du corps, les rêves, le somnambulisme, la folie, etc. Si une part y est faite, trèsgrande, sans doute, aux organes et aux causes physiques, qui agissent sur eux, celle de l’esprit ou de la force qui anime le corps, qui s’en sert et le gouverne, n’est pas oubliée; car elle n’est pas moins réelle et importante. Elle ne doit être ni atténuée ni systématiquement expliquée. Linfluence qu’exercent les idées, les passions, les sentiments, tous les actes de la volonté libre sur le corps et ses divers états, les effets qui en résultent sont constatés avec soin, scrupuleusement et impartialement notés, comparés et prudemment généralisés. Ainsi se découvrent les lois qui expriment tous ces rapports. Inaugurée par Cabanis, cette science, qui n’a pas su toujours se préserver du matérialisme, a pris ailleurs une allure plus indépendante. Cultivée par beaucoup de bons esprits, elle s’est placée au rang des plus légitimes travaux de l’esprit humain. Elle n’a cesse de faire des progrès et elle a produit d’excellentes recherches. Son avenir est assuré si elle sait garder son équilibre, se défier des excès qu’elle-même condamne et de l’esprit médical exclusif.