DE L'INTELLIGENCE DES ANIMAUX
est grande sans doute; mais elle n’est que dans la forme du jugement. L’opération, pour être ce qu’elle est, doit rester la même dans son essence; c’est une affirmation, et elle porte sur deux termes. Il faut toujours, pour juger, que cette opération s’exécute; il faut même, si on la comprend bien, que celui qui la fait le sache et en ait conscience. En ce sens, peut-on dire que les animaux jugent? Je le répète, si l'on ne voit dans le jugement qu’un sentiment vague et . confus de l’existence des choses et de quelques rapports extérieurs qui eux-mêmes ne se séparent pas de ces objets et ne sont pas conçus, je ne m’oppose pas à ce qu’on se serve pour eux de ce mot, quoique le bou sens ne s’y prête guère et même y répugne; mais ce n’est pas là ce qui constitue à vrai dire le jugement. Juger n’est pas un sentiment ni une pure intuition sensible, vague et fugitive; c’est une affirmation de l'existence et d’un rapport avec l'existence , existence et rapport que perçoit ou conçoit obscurément ou clairement la raison et qui échappent aux sens. Aussi, c’est la raison qui juge. Cet acte, peut-on dire que l'animal le produise même imparfaitement? peut-on dire qu’il ait la notion même confuse de l’être, d’un rapport entre l’être et un attribut, qu’il prononce sur le rapport? L’affirmer soimême, ce serait gratifier l’animal d’une faculté sur laquelle nous aurons à nous expliquer, et qui assurément dépasse sa portée. En tout cas, rien ne montre qu’il le fasse. Tout au contraire, il montre qu’il ne le fait pas; car ici encore plus que pour ce qui précède, la parole est nécessaire; elle viendrait infailliblement se joindre à l’acte du jugement, dont elle-même est à la fois l’effet et la manifestation, ou la condition, qu’elle seule rend possible. Nous y reviendrons.
Le discours est nécessaire pour former le jugement comme pour l’énoncer. Le lien qui l’unit à la parole est étroit. La raison est un discours intérieur; « le discours que l’âme s’adresse à elle-même, » dit Platon. (Théétète.) Le ï&fot, la parole intérieure, devance la parole extérieure. La pensée de l’être est ici présente; il y a de l'être en toute proposition, a dit Leibnitz. Que l’on dise que l'animal prononce ainsi en lui-même et qu’il juge, il faudra lui accorder
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non-seulement l’intelligence, mais la raison, et même jusqu’à un certain point la raison réfléchie ; il est difficile d’aller jusque-là sans se heurter contre le paradoxe.
L’.nstinct, qui ici remplace la raison, peut faire illusion; car il sert de guide à l’animal et lui fait exécuter des actes merveilleux, où il entre beaucoup de raisoD. Seulement cette raison est-elle la sienne T son jugement est-il son jugement? C’est ce qu’on verra plus loin. En tout cas, pour oser dire que l'animal juge et qu’il est doué du jugement, il faut s'en tenir à une observation bien superficielle, être dupe des analogies, et ne pas savoir au juste ce que cest que juger. Il faut aussi ne pas voir que juger entraîne un autre acte, parler, oublier le lien qui unit la parole et la raison, la raison et la réflexion .
Avant dépasser à ces facultés plus hautes, il est bon deconstateren quoi diffère encore l’intelligence humai ne de celle des animaux, môme en ce qui concerne les facultés inférieures.
5“ De la mémoire. — L’animal possède la mémoire, et, même si l’on en croit les poètes, une mémoire plus fidèle que celle de l’homme. Le chien d'Ulysse reconnaît son maître quand son vieux serviteur et sa femme Pénélope ne Je reconnaissent plus. Pourtant, entre la mémoire animale et la mémoire humaine, il y a de notables différences et qui tiennent à ce qni vient d’être dit. L’animal n'ayant pas la raison n’a pas l’idée du temps, il ne peut rattacher ses souvenirs à aucun point précis de la durée; c'est là d'abord ce qui distingue la mémoire de l’homme, parce que cher lui elle est inséparable de la raison et attachée à la réflexion. De plus, l'homme a la conscience de son identité, le sau' venir de son moi personnel, identique et libre. Il sait qud a été dans le passé sinon tout à fait ce qu’il est aujourd bui> du moins la même personne. C’est ce qui fait qu’il se reconnaît et se détache des choses ; sa vie se marque dans le temps comme son corps dans l’espace. La vie de l’animal est comme perdue et disséminée dans ce vaste ensemble ; il *** entraîné dans le torrent des choses et des existences dont il fait partie et ne saurait se détacher. Ceci tient à la personnalité sur laquelle nous aurons à nous expliquer, car tou1 se tient dans l’être moral.
Oififeed byGéogle
6° De Cimagination. — L'imagination aussi se rencontre dans l’animal. Il en a au moins ce premier degré qui consiste à se représenter l’image des objets en leur absence. Il rêve, il a des songes, etc. Ces images en lui s'associent ou se succèdent. L’homme le fait aussi d’une manière plus parfaite; mais il est une chose que l’animal ne fait pas, qui est un attribut essentiel et distinctif de l’espèce humaine; l’imagination humaine est non-seulement reproductrice, mais créatrice.
Pour quiconque attache à cette opération un sens précis, elle constitue une faculté supérieure non en degré, mais en essence. Il est impossible de ne pas reconnaître qu’il n’y a nul rapport entre le pouvoir d’imaginer ou d’associer des images, tel qu’il existe dans l’animal, et celui de créer une image propre à rendre une idée, d'idier en ce sens. Façonner une image d’après un type préconçu, imaginé luimême par la pensée, qu’est-ce que cela encore, sinon penser à la manière humaineT Cest penser en artiste et en poète. L’animal n’est ni l’un ni l’autre, à moins qu’on ne veuille ici user de la licence accordée aux poètes.
QUESTION LV
Do raisonnement chez les animaux. — Est-il vrai que les animaux raisonnent?
Que n’a-t-on pas dit ou écrit pour prouver que les animaux raisonnent? Je ne prétends pas examiner ni discuter tout ce qu’on trouve sur ce sujet chez de graves écrivains, comme Plutarque, Celse, Montaigne, Charron, Bayle, et tant d’autres plus récents et moins célèbres. On ferait des volumes si l’on recueillait les anecdotes curieuses à l’appui de cette thèse favorite des gens d’esprit, qui, sans doute, trouvaient qu’ils en avaient trop pour n’en pas donner quelque peu aux bêtes. Outre la logique naturelle, on les a même gratifiés de la logique artificielle. Tous les arguments, ou peu s’en faut, qu’a décrits Aristote, depuis le
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syllogisme et l’enthymème jusqu’au sorite, leur ont été prêtés. Il ne manquait que de composer pour çux aussi un Novurn Organum, depuis que l’ancien a perdu de son crédit, et la chose eût été encore plus facile. Je n’en fais pas un grief aux fabulistes, ils étaient dans leur droit; mais les naturalistes, les moralistes, les philosophes les plus grades, comme les conteurs de toute espèce, se sont mis de la partie; ils ont accumulé les récits et les preuves. Dans cette histoire ont figuré d’abord les animaux réputés les plus intelligents, le renard, le chien, le corbeau, l’éléphant. D’autres, qui le sont moins, le hibou, l’oie même, dont a réputation est pourtant différente , ont aussi fourni es exemples, sans compter les pies, les singes et les castors. Pour ne prendre que ce qu’il y a de serieux dans les faits de ce genre, on ne peut nier qu’on ne soit parvenu ainsi a démontrer ce que, à moins d'être cartésien, personne ne conteste, savoir, que certains animaux sont en effet intelligents, quoique après un examen attentif il y ait souvent beaucoup à rabattre de cette intelligence. Mais un gran nombre de traits témoignent, en effet, de leur finesse et d’une étonnante sagacité ; plusieurs même sont capables d’embarrasser au premier abord. Aussi les avis ont-ils ete de tout temps partagés sur cette question : Si les animau a raisonnent.
Pour peu qu’on tienne à la traiter avec quelque rigueur, il faut d’abord la préciser et s’entendre avant tout sur ce qu’est le raisonnement. Car, je le répète, qu’il y ait de 1 m telligence chez les animaux, que plusieurs d’entre eux montrent de la sagacité, de la finesse, comme il y a en eux du courage, de la fierté, de la rivalité, de l’ambition même, ce n’est pas ce dont il s’agit, mais de savoir si nous devons leur reconnaître aussi la faculté de raisonner et si leur intelligence ne diffère sur ce point qu’en degré de la nôtre, ou si c’est en nature et en essence. Telle est la question. Pour y répondre, il n’y a qu’à regarder d’abord là où il falt clair, c’est-à-dire dans l’esprit humain, où l’opération intellectuelle dont il s’agit s’exécute clairement et dans son intégrité. Quand on s’en est fait ainsi une notion exacte, il ny a plus qu’à voir si les signes et les actes qui la traduisent
ailleurs moins clairement la révèlent assez ou la supposent si nécessairement qu’il faille l’admettre , sinon dans sa forme parfaite, au moins avec sa nature et ses conditions essentielles. Voilà le problème et la méthode pour le résoudre.
Le raisonnement, tel qu’il apparaît à la conscience humaine, est cette opération de l'esprit par laquelle un jugement est tiré d’un autre jugement au moyen d’un jugement intermédiaire. L’esprit compare deux idées et, au moyen d’une troisième, saisit leur rapport. Il ua d'un principe à sa conséquence, ou d’une conséquence il remonte au principe. Il induit ou déduit. Formulé ou non, exprimé ou mental, le raisonnement, c’est cela. Que l’acte se produise obscurément ou clairement, avec une parfaite conscience ou vaguement et spontanément, encore faut-il que l’esprit voie ou entrevoie la liaison logique ou rationnelle entre un fait particulier et un fait général, c’est-à-dire un principe. Ainsi conçu, le raisonnement suppose des idées générales et celles-ci la faculté d'abstraire. Voir qu’un fait succède à un autre, le retenir dans sa mémoire, et en attendre le retour en vertu d’un penchant inné ou d’une capacité naturelle, associer ainsi des perceptions à d’autres perceptions, ce n’est pas proprement raisonner. Que manque-t-il T La raison perçue du fait, ce qui implique le jugement, c’est-àdire la pensée. Saisir non le fait seul, mais avec lui la raison du fait, son côté intelligible, et l’appliquer au cas présent, c’est là raisonner. Toute autre opération n'en est qu’un faux semblant. Le comment , le pourquoi, le parce que, le donc, là est l’essence du raisonnement (1).
Or, en supposant que l’intelligence animale fasse des actes où il semble entrer du calcul et de la combinaison, peut-on dire que le principe, l’idée, l’intelligible, se détache assez du fait particulier pour être considéré comme réellement perçu ou conçu et que le rapport entre les deux termes luimême soit réellement saisi? Si cela n’est pas, on aura beau accumuler les exemples les plus spécieux, le raisonnement
(1) Toutes les fois que nous trouvons dans le discours ces particules, parce que , car, puisque, donc..., c'est la marque indubitable du raisonnement. (Bossuet, C'onn. de Dieu, ch. I, S 18. )
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n’est pas dans ces exemples, car ce qui fait son essence en est absent. On ne peut trop le redire, ce n’est pas la succession des faits ou des idées qui fait le raisonnement, mais la liaison ou l'enchaînement logique, réellement conçu ou compris. Or, cela est-il pour l'animal comme pour l’homme! La logique elle-même s’y refuse. Car il faudrait attribuera l'animal tout ce qui précède, à savoir, au lieu de perceptions, des notions abstraites et générales, et des jugements, plus l’acte intellectuel qui unit entre eux ces jugements. — Il fait tout cela, dit-on, par instinct. — Soit, mais précisément parce qu’il le fait ainsi, il ne le fait ni par raison ni par réflexion, et c’est cela même qui est le raisonnement. L'instinct, chez lui, remplace la lumière abstraite et réfléchie de la raison; il fait ainsi bien d’autres choses plus merveilleuses encore; mais ce n’est ni a la raison ni au raisonnement qu’il faut les attribuer. En tout cas, leclair qui brille un moment ne peut se fixer, et, si cet éclair se renouvelle, c’est sans laisser aucune trace dans l’entendement que puisse ressaisir la réflexion. La nuit succède au jour, ou plutôt au crépuscule. Est-ce là raisonner? Est-ce là penser? Si l’on tient à se payer d’équivoques, soit ; mais si l’on veut attacher aux mots des idées précises, nous croyons que, pour désigner des choses différentes, il faut des termes différents.
D’ailleurs, revient toujours ici la question des signes. Si le jugement est une parole intérieure, à plus forte raison le raisonnement? Ce discours intérieur qu’on fait tenir aux animaux quand on leur prête le raisonnement, se le tiennent-ils? Les faire ainsi parler à eux-mêmes commeàd’autres est très- permis aux poètes. Un peu plus de réserve est commandée aux savants. La science n’est pas la fable ou la fiction.
Il y a pourtant, comme dit Leibnitz, dans les animaux supérieurs, quelque chose d’analogue au raisonnement Mais quoi? C’est une association ou combinaison d’images qui offre aussi une certaine liaison, ou conséculion, mais sans que l’intelligence, où cela se produit, s’élève jamais jusqu’à la compréhension. L’intelligence qui agit ainsi ne cesse jamais d’être attachée aux faits particuliers, sans qu’elle puisse
généraliser, dégager le principe, en tirer la conséquence qui alors s’appliquerait à des cas différents, quoique semblables. Voilà ce qu’on ne remarque pas, même ch es les plus intelligents des animaux. C’est le contraire qu’on y observe. Ils sont intelligents pour un ordre particulier de faits et dans des cas déterminés, non pour tous les cas même les plus semblables ou analogues. Or, le raisonnement, comme le jugement, est un » outil à tous les sujets, » a dit lui-même très-bien Montaigne (£ss., I), qui aurait dû se le rappeler. Qui ne sait varier cet outil ne l'a pas comme sien et ne raisonne pas véritablement . L’homme seul le fait, et voilà pourquoi, seul, à vrai dire, il raisonne. Avec cet outil, il en [fait d’autres, car il profite de l’expérience; il crée la science et l'industrie, qui s'accroissent sans cesse et l’enrichissent d’admirables instruments. C’est ce que l'animal ne fait pas. Le raisonnement des animaux, s’il existe, n’est qu’une contrefaçon, une ombre du raisonnement. Là est encore une borne infranchissable.
Voilà l’opération logique dont un enfant, un fou, et même un idiot est capable, et que l’on peut, quand on y regarde de près, très-légitimement contester au plus intelligent des animaux. Il y a de? faits curieux, sans doute, qui prouvent que certains animaux, dans de certains cas, en approchent. Us combinent des moyens pour une fin ; mais aucun ne généralise. Aussi est-il facile de les dérouter et de mettre toute cette logique en défaut. Le vrai raisonnement, celui qui saisit le principe, ne se laisse pas ainsi prendre ou dévoyer. L’application varie-t-elle f l’être intelligent s'aperçoit que le fait a varié, mais que lo principe ou le rapport est le même. Jamais un chien, un singe, un éléphant ne raisonnera comme le fait ici l'individu le plus borné de l’espèce humaine. L’alouette sortant du nid attire le chasseur en paraissant blessée; mais elle va plus loin tomber dans les filets. Le renard est rusé, mais toujours de même, et surtout avec les poules; mais l’appât le plus grossier l’attend au piège ou au terrier. Le chat-huant, qui coupe les pattes à ses souris, dans sa prévoyance du lendemain, n’ira pas jusqu'à un autre moyen beaucoup plus facile, adapté au même but. Le singe, dont on raconte mille traits singuliers, ne saura pas mettre du
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bois au feu. Une pie a, dit-on (Leroy), su compter jusqu’à 3. Une autre fois elle ne saura pas le faire; nous concluons donc avec Leibnitz : * Le raisonnement des bêtes n’est qu’une ombre de raisonnement (1). »
QUESTION LVI
De la raison ; existe-t-elle 4 quelque degré dans les animaux?
Quand on aurait prouvé que les animaux raisonnent, on n’aurait pas effacé la première, la vraie différence qui sépare la nature humaine de la nature animale. Car l'homme est un être raisonnable. Or, la raison n’est pas plus le raisonnement, quoiqu’elle y ait part, qu’elle n’est aucune des facultés qu’elle éclaire et qu’elle dirige, et qui, dans un être raisonnable, ne sont que ses instruments. Qu’est-ce, en effet, que la raison ? Sur ce point encore, il faut s'entendre et ne pas laisser d'équivoque.
La raison est cette faculté supérieure qui connaît le né-
(1) Les bêtes sont purement empiriques et ne font que so régler sur les exemples ; car, autant qu’on en peut juger, elles n’arrivent jamais à former des propositions necessaires, au fieu que les hommes sont capables de sciences démonstratives, en quoi la faculté que les bêtes ont de faire des consécutions est quelque chose d inférieur à la raison qui est dans les hommes. Les consécutions des bêtes Eont purement comme celtes des simples empiriques, qui prétendent que ce qui est arrivé quelquefois arrivera encore dans un cas ; tout ce qui les frappe est pareil, sans être pour cela capables de juger si les mêmes raisons subsistent. C'est par Ut qu’il est si aisé aux hommes d’attraper les bêtes et qu’il est si facile aux simples empiriques de faire des fautes. Des personnes devenues habiles par l’âge et par l’expérience n’en sont pas même exemptes lorsqu'elles se fient trop à leur expérience passée, comme cela est arrivé à quelques-uns dans les affaires civiles et militaires, parce qu’on ne consiaère point assez que le monde change et que les hommes deviennent plus habiles en trouvant mille adresses nouvelles, au lieu que les cerfs ou les lièvres de ce temps ne sont pas plus rusés aue ceux du temps passé. Les consécutions des bêtes ne sont qu’une ombre de raisonnement, c’est-à-dire ne sont qu’une connexion d'imaginations et un passage d’une image à une autre, parce que, dans une rencontre nouvelle, qui parait semblable à la précéaente, elles s’attendent de nouveau à ce qu’elles y ont trouvé joint autrefois, comme si les choses étaient liées en effet parce que leurs images le sont dans la mémoire. Il est bien vrai que la raison conseille qu’on s’attende pour l’ordinaire de voir arriver à l’avenir ce qui est conforme à une longue expérience du passé; mais ce n’est pas pour cela une vérité nécessaire et infaillible, et le succès peut cesser quand on s’y attend le moins, lorsque les raisons qui Pont maintenu changent. (Leibnitz, Nouv. Ess. sur Vent . hwm., Àv.-prop., Cf. liv. II, ch. xi.J