‹ Questions de religion et d'histoireChapitre 15 sur 17 · TES · texte numérisé non relu

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dire, de t4ialesl€S refigions pt de toutes les pinlosopliies. On nlgnore pas que c'est sur cette existence do mal, inconciliable, en afiparence, arec la bonté et la poîsancç dirines, qo'étaient fondées tonte l'ancienne religion des Perses et tonte l'hérésie manichéenne qni en est sortie. On sait aussi que Leibnitz a consacré à résoudre cette difficulté un de ses plus ingénieux et de ses plus célèbres ouvrages, la Théo^ dicte. Enfin on sait te parti que le sceptique Bayle en a tiré contre l'existence et la bonté de la proyidence divine.

D faut encore admirer ici la sage modération avec laqudle la plupart des théologiens, tout en proposant des solutions pour ce grand problème, se sont gardés de les donner comme certaines ou suffisantes, et ont toujours recommandé à leurs disciples d'affirmer la bonté de Dieu au nom de la logique et de la raison, qui ne permettrait pas d'en douter, quand même le spectacle du inonde ne serait pas entièrement explicable ici-bas, et quand même il faudrait attendre, pour que tout fût éclairci, que Dieu, dans une autre économie, nous eût révélé son secret.

Bergier, qui a consacré une dissertation entière (art. Mal) à résoudre, d'après les traditions des Pères de T Église, la question de Torigine du mal, convient, au début, qu'elle a été dans tous les temps Vécueil de la raison humaine^ et affirme, en terminant, que, quand même ces difficultés seraient insolubles^ cest un inconvénient commun à tous les systèmes soit de religion, soit d'incrédulité, et qu'il serait absurde de rejeter un système prouvé par des démonstrations directes, à cause de difficultés insolubles.

Le P. Perrone (vol. cité, p. 58) s'exprime ainsi, avant de

discuter le système des Manichéens. « Toutes les difficultés « qui sont opposées par nos adversaires, principalement par « Bayle, contre la permission du mal, n'iraient au plus « qu'à montrer les limites de notre esprit, qui ne peut con- « cevoir comment un Dieu infiniment bon a voulu créer « mi univers dans lequel tant de maux physiques et mo- « raux dominent. Hais le fait nous oblige à -croire que Dieu f a pu se conduire ainsi, sans qu'aucune atteinte soit portée « à sa bonté, à sa justice, à sa sainteté. En effet, d'une « part, nous avons en nous la notion de Dieu comme d'un « être trés-saint, très-parfait et très-excellent, et elle serait « détruite, si nous supposions qu'il a pu vouloir en périt mettre quelque chose qui répugnât à sa bonté et à sa « sainteté, et, de l'autre, nous sentons tant de maux, tant « moraux que physiques, qui nous oppriment ! Il faut donc ff conclure qu'il ne répugne pas à ce Dieu très-pur et très^ « saint de permettre' ou de vouloir ces choses, quoique « nous ne saisissions point le moyen par lequel ces deux « choses peuvent s'accorder. »

C'est après ces sages précautions que les théologiens philosophes se hasardent à présenter du problème de l'origine du mal différentes solutions dont voici la plus commune.

Le mal peut être considéré sous trois aspects différents r le mal métaphysique ou la simple imperfection des œuvres de Dieu; le mal physique, la souffrance des êtres animés; le mal moral, les fautes des êtres libres.

Le mal métaphysique ou la simple imperfection est explicable parce fait que toute création est nécessairement finie; or la perfection absolue n'appartient c^'à l'infini. Ce genre If. 25

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