Trad. de D. Guéranger
de la tradition apostolique ni qu'elle ait succombé en se corrompant devant les nouveautés hérétiques. Mais ELLE DEMEURE SANS
TACHE jusqu'à LA FIN ^. » Âiusi parle Agathon, et tout le Concile de répondre à ces lettres admirables par un seul cri : « Pierre ' a parlé par Âgathon, » comme demain nous entendrons cet autre cri : « Pierre a parlé par Pie IX. » Et ce célèbre sixième concile n'est devenu véritablement universel que par la volonté de. saint Léon II : « Nous décrétons, dit-il, que ce Concile doit être compté parmi les cinq premiers, » et il le reçoit en même temps « avec respect et comme leur faisant suite *. » Et l'empereur Constantin Pogonat, adressant au Pape la condamnation de Macaire, avait écrit à Léon II en termes très 'ultramontainsj comme on le dirait aujourd'hui : « Les lettres d'AgathoD, s'écriait-il, nous expriment le Christ tout entier. »
Nous pourrions aller plus loin et recueil -