‹ Questions historiquesChapitre 100 sur 258 · Idem. XXID · texte numérisé non relu

Idem. XXID

colle séance, le si'iiat ;i])pril que smi nnihilion, à laquelle il craignait de lâcher les rênes, n'allail pas encore assez vite au gré de quelques Gi-ecs.

L'année suivante, un commissaire romain, OuintusCécilius, l'ut envoyé dans le Péloponèse, non comme médiateur, mais comme juge entre Sparte et la ligue. Aristène se trouvait stratège ; il se hâta de prévenir le désir de l'ambassadeur en convoquant le sénat achéen à Argos. Là Cécilius se plaignit de la sévérité avec laquelle Lacédémone avait été Irailée, et engagea les Achéens à répareileur faute en renonçant à posséder Sparte dans la ligue. Aristène, à qui il appartenait de répondre, se tut; au moins n'approuva-t-il Cécilius que par son silence. Mais Aristène était dépassé. Aristène, le partisan dévoué des Romains, était devenu tiède en comparaison d'autres hommes. Diophane,plus zélé, avait déjà proclamé à Rome la dépendance des Grecs ; à Argos, comme le stratège avait encore la jiudeur de se taire, ce fut lui qui parla. Exagérant les reproches de Cécilius, il attaqua avec violence la conduite de la ligue, et ajouta de nouveaux griefs à ceux qu'avait signalés l'ambassadeur l'oniain. La servilité appelant natuivllement rinsnlence, Cécilius reprit la parole, comme s'il avait été d'abord trop modéré, et parla avec exigence et colère. Le parti de l'indépendance dut voir clairement ce jour-là ce (ju'il devait attendre de l'alliance romaine. Mais il ne se laissa pas encore abattre cette fois. Philopémen, Lycortas et Archon répondirent avec courage à Cécilius, défendirent les actes et les droits de la ligue, entraînèrent le conseilet firent rejeter les demandes du commissaire romain. En vain (;elui-ci réclama-t-il la convocation de l'assemblée générale; elle lui fut refusée en vertu de la loi du pays. Le Romain partit sans avoir rien obtenu, vaincu, mais persuadé qu'il existait même en Achaïe un parti de l'obéissance'.

Mais que pouvait espérer Philopémen lui-même de toute cette vigueur de résistance? (Juand Aristène lui demamlait s'il était capable de regarder les Romains en face, il répondait qu'il

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