‹ Questions historiquesChapitre 101 sur 258 · I. Pohbe, XXlir. 10. lite-Livc, XXXIX · texte numérisé non relu

I. Pohbe, XXlir. 10. lite-Livc, XXXIX

POLYRE OU LA GRKCE CONOIISE PAR LES ROMAINS, 10!l

fonn.Tissail liieii la puissance de Hoiiii' cl la laililcsse de l'Aeliaïe; résister avec succès, il n'y ((Hiiiilail \n\-: Imil ce ([u'il voulait, c'était qu'on n'aiiiàl pas au profjrès de celle pnissance envahissante, ((u'on laissât venir la servitude, mais qn'on ne courût pas aii-devani d'elle. « In jour viendra, ajoula-l-il, où les Grecs devront obéir; au moins ne cherchons pas à avancer ce jour'. » Ainsi ces hommes travaillaient sans espoii', ils n'avaient pas même le boiilieiir de se l'aire illusion. Ils ne lutlaieiil (|ue pour conserver i|iiel(|ues jours de plus l'ajijiarence <le la liberté, et a|)rès chaque effort, même après chaque succès, ils se sentaient |ilus lapprochés de la sujélion.

lm|)ru(leiil d'ailleurs autant ([ue faible, ce parti ni' lésistait à Home {ju'en temps de jiaix. llome avait-elle un ennemi sur les bras, il redevenait docile et dévoué. Contre Philippe, contre les Ktoliens, contre Aiitioclius, il ne manquait jamais d'aider liomeà vaincre; et c'est seulement après avoir coiitribui' à la ruine de tous ceux qui pouvaient l'aider dans sa résistance, après s'être privé d'appuis, (ju'il essayait l'opposition.

C'est qu'il redoutait ces ennemis de Rome plu- ipir Home; il les détestait comme promoteurs dr la démocratie; ses craintes reiloublaicnl cha(|ue fois qu'un d'eux prenait les armes, et dans sa terreur il se serrait contre liome, qui alors obtenait tout de lui.

La démocratie abaissée, on voulait résister à Rome; mais avec quels moyens? l'hilo|)émen nous le dit lui-même : « .Vvec <les raisonnements d'abord, ensuite avec des pi'ières et des plaintes, et en atleslanl les dieux'. » Il ne résistait donc qu'autant (pic Rome n'exigeait pas; à im ordre formel il cédait, content de n'avoir |)as obéi sans délai.

l n jour qu'un commissaire romain, Appius Claudius, reprochait durement aux Achéens leurs actes au sujet de Lacédémone, Lycortas lui adressa ces tristes paroles : « Nous ne sommes pas ici, je le vois bien, les représentants d'un État libre; nous ne sommes pas des alliés parlant devant leurs

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