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l'OLYRE 01 LA (;Rt;CK CO.Mjl ISK PAR LES ROMAINS. HCi
qu'il onlrcprit (récrire l'liisli)iio cl l'éloge de la conquête romaine. Élève «le Pliilopénien et fils de I.ycortas. mais séduit par le spectacle de l{ome, il se chargea la tin de |u-lili(i', diglorifier celle ambiliiMi (|iril avait presque osé coml)atlre dans son pays.
Il commence son livre au moment où Rome conçoit le dessein de la conquête universelle, c'est-à-dire au début de la seconde guerre puniijue, et le pousse jusi[ii'au imimenl où elle l'achève, c'est-à-dire à la prise' de Carthage et de Coriiilhe. Il montre " par quel-^ moyens et par quelle sagesse elle a misous ses loi- riiiiivers entier», (^est proprement riii-iinic romaine qu'il écrit; c'est en quel(|ue sorte de Rome qu'il Kijarde requise jnisse dans le reste du monde. (Ju'il parle tle la (iri'c<'. de l'Kgypte ou de l'Espagne, la pensée de Rome est toujours présente et sa main parait partout. Son ouvrage pourrait être intitulé l'Histoire des Romains, et c'est en eiïet le lilie (pi'un ancien lui donne'. Il raconte enfin la conquête comme un Romain pourrait le faire, et cela e-t si vrai, que Tile-l.i\e n'ii eu le plus souvent (|u';i le copier.
Il se propose surtout d'expliquer les succès et la grandeur de Rome aux Grecs qui n'en comprennent pa- la cause'. I l'admiraient Rome autant que Polyhe, mais autrement (pie lui. Frapp('-- de cette merveilleuse él(''vati(Ui. ils ne pnuvaienl passe re\pli(pier par des moyens humains, et ils aimaient à l'allribuei- à la faveur de l,i plu- puissante de leurs divinités, de la Fortune. Celait elle «pii avait voulu ([ue la Macédoine re-l;'il pres(iue inactive pendant la guerre d'.Vnnibal; (jue, l'Iiilippe combattant, Antiochus ne b(iugeàl pas ; que ce même .\nti(jclius fit la guerre aussit('it (pie l'Iiilippe était paisible : ipi' Annili.il ne fût pas t'couté; (pu- les peu|p|ades du Nord ne -e joignissent pas à Persée; qu'Kumène. après avoir été tout près d'être s(m allié, se fit son dénonciateur. C'était elle enfin (jui avait ménagé les événements avec art, pour livrer à Rome l'une après l'autre toutes les nations. Ne croyons pas que ce fût le dénigrement qui inspirât cette pensée aux Grecs, ni (pi'ij- voulurent -e