Idem, XL
204 QUESTIONS 11 ISTOniOlES.
en Iravaillanl h adimcir In colère du viiiii(|iieiir'. » C'est ce que fil Polybe. Au nionicul mcme de la lulle, il se trouvait aux côtés de ScipioM (jui assiégeait Carlhage : il cdinhattait la démocratie, mais non en Grèce du moins ; il aiihiil Home de ses conseils, ofrrail cnliii mui empresseniciil cl ses services en balance avec l'insurrection des Grecs, souhaitant du reste l'anéantissement de ce parti populaire, et bientôt s'appiaudissant de sa chute rapide.
Ces hommes de la démocratie furent iuilreinent énergiques dans leur volonté et dans leur résistance que n'avaient été Philopémen etLycorlas. Vous ne trouvez chez eux ni hésitation ni arrière-pensée. Ils savaient nettement ce qu'ils voulaient, et marchaient résolument à leur but. Critolaûs disait en s'adressant à la multitude : « Si vous êtes des hommes, vous ne manquerez pas d'alliés, ni de maîtres si vous êtes des esclaves". » L'Acliaie prit l'olfensive; elle déclara la guerre à Sparte et à Rome; elle ne craignit pas d'envoyer son armée vers la Thessalie, c'est-à-dire au-devant de Métellus (pii venait de vaincre en Macédoine. Contre Philippe et Persée, une bataille avait suffi ; Critolaiis vaincu, l'Achaïe trouva un nouveau général et une nouvelle armée. « Les hommes, dit Polybe qui cherche en vain h nous cacher ce dei'nier et n(dile élan de la Grèce, les hommes portaient toutes leurs richesses au trésor pul)lic, et les femmes se dépouillaient de leur parure. » Les hommes allèrent combattre une dernière fois à Leucopétra; on (lit qu'ils avaient mené leurs femmes avec eux, sans doute pour qu'elles pussent attester à leurs enfants (|ue la Grèce n'était j)as tombée sans combat.
Rome fut terrible pour cette démocratie (pii s'était soulevée partout en même temps et d'une manière si soudaine. Elle fut cruelle en proportion de l'énergie (pie son ennemie avait montrée. La Ma(X'doine fut définitivement réduite en province; Cartilage fut rasée, puis jNumance. Les Romains aimaient que leurs châtiments frappassent l'imagination : Caton en Espagne et Paul-Emile en Épire avaient ordonné la destruction, l'un