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-2. Diodoie de Sicile, XWU, 2U.
POLYBE nu I.A C.RECE CONQUISE PAR LES ROMAINS. 205
de ijiuilre coiils bourgs, l'aulrc ilc soixante-dix villes on une même lieure.
(ioiiiillic. If loyer de la dc'nioei'atic ', l'ut délruitc, ses homme- liiiciil éjrorgés, ses femmes vendues, ses richesses el ses tableaux |)illés. Chalei- cl l'IiMic-. deux villes où dominai! aussi depuis buitilemps le parti populaire el ipii s'étaient loujours unies à l'iiilippe, à Aniiochus et à l'ersée, eurent le même sort i|ue Corinthe. A]»i'ès ces grands châtiments, vinrent le^ pniseriplioii- iinlixidiielles. ipii iVappèicnl les chefs de la déiuoei'atie dans toutes les villes.
Uome établit alors son empire. Elle commenea par désarmer la Grèce; toutes les villes (jui s'étaient déclarées contre elle abattirent leurs mur- el livrèrent leurs ariiiev. I.a Grèce jtaya un liibul el reçut un préteur. L'Achaïe ayant résisté la dernière diuiua son nom à la province sujelle.
Mais dans chaque cité ce fut l'aristocratie ijui duinina au nom de Rome. Les coninii--aires du sénat passèrent dix mois en Grèce à organiser un ordre nouveau, d'où la dt'iiiocralie était exclue". A leur départ, ils confièrent à l'oi\l)e, comme à riiounne qui était le mieux entré dans la pensée de liome. le soin d'assurer ce ([u'ils avaient établi, l'njxlie alm- paretuiiul les villes, comme aurait l'ait un commissaire romain, réglant le détail de l'adminislralion intérieure, dont les vainqueurs avaient tracé le plan, s'occupant surtout de faire coucoider avec elle les lois civiles, et réformant la justice, qui depuis plusieurs générations variait toujours avec les ]iartis. Il jugeait les dilférends, calmait les haines, communi(|iiait à Imis quel(|ue chose de son esprit de conciliation el de docilité, el UKuilrait surtout par son exemple que l'on pouvait avoir |)our Rome une affection sincère el désintéressée; il venait de refuser les biens confisqués qu'on lui avait fait l'injure de lui offrir. Il habitua ainsi ses concitoyens au gouvernement iiiroii leur imposait, et réussit, dit-il lui-même, à le leur laire aimer".
Ainsi le procès entre les deux partis est définitivement vidé