Ilérodiite, Vil, 12. Etienne de Byzance, au mot Bivvau;a
6. Il n'est pas besoin de dire que cette colonie de Levconia ne doit pas être confondue avec le bourg de Levconium, voisin de la ville.
Scymnus (hi Cliio. ii(''()gi'apli(' du |)iemier sièclo avinil .l(''sus- Ghrist, prétend ijiic la ville de Maronic, sur la dUc de Tlirace, était une colonie de ses compatriotes. Ce témoignage n nique, et d'ailleurs contredit, n'est peut-être pas suffisant.
Les Cliiotes avait (l'op di; sag(!sse pour fonder des colonies. La colonie chez K's (irecs, c'était la scission, c'était le partage des membres et des forces de l'Etat; c'était par conséquent l'atraiblissement. (]hio avait des comptoirs, mais elle se gardait de tirer de son sein des villes indépeutlantes et des rivales. Ses citoyens étaientpailonl, mais comme négociants, jamais comme colons. Ils aimaient mieux être métèques à Athènes (pie citoyens d'une ville de Thrace.
Ils savaient (pie le |)lus sur moyen d'attirer à soi le commerce n'est pas d'avoir beaucoup de colonies, mais beaucoup d'argent. Mieux (pic tous les Cirecs, ils connurent la puissance des capitaux. Ils n'étaient pas marins, ils n'étaient pas constructeurs de navires : ils étaient négociants et ])anquiers. « Byzance, dit Aristote, est peuplée de pécheurs, Athènes do matelots, Ténédos de pilotes, Chio de négociants'. » Démosthène, parlant d'un capitaine de luâtiment, le fait aller à Chio pour contracter un emprunt". Ils prêtaient leur argent, et par là ils avaient part aux profits du commerce même qu'ils ne faisaient pas.
llsavaientuneinstitution qui convenait à un peuple financier et qui n'était pas très commune dans la Grèce : je veux parler de l'enregistrement. La loi voulait (pie tous lescontrats fussent passés devant des magistrats, inscrits sur la pierre comme les décrets du peuple, et mis sous la sauvegarde de l'Étal".
Chio put se livrer au commerce sous tous les maîtres qui l'asservirent tour à tour. Les Perses eurent de bonne heure des besoins de luxe qui les forcèrent à le favoriser. Les Athéniens, qui étaient |ilul()t marins que commerçants, appelaient les étrangers et laissaient le commerce aux mains des mét(''ques. Sous leur empire, les Chiotes étaient, dit Tiiucydide, les plus