‹ Questions historiquesChapitre 167 sur 258 · Stial)on, VIII, p. .'81; XIV, p · texte numérisé non relu

Stial)on, VIII, p. .'81; XIV, p

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274 QUESTIONS niSTORIQUES.

reçus. L'assemblée s'appelait du nom do r.xY'r^jy.i, quelquefois d'iyoîx ou raaiché'; les femmes y étaient admises. L'objet de celte réunion est toujours désigné par les mots Ou^io. ou éop-r/). Entrer dans la confédération se disait d'un mot grec qui signifie sacrifier, cjvO'je-.v ou TJ'i-ùiivi. Enfin tous les bisloriens nous parlent des sacrifices et des jeux; nul ne mentionne une assemblée politique. C'est rarement et dans des circonstances tout exceptionnelles que nous voyons les députés des villes s'y réunir pour délibérer. Pas plus qu'à Olympie, un conseil ne siégeait pour discuter les intérêts communs, juger les querelles des villes ou intervenir dans leur gouvernement. Un scoliaste seul parle d'une assemblée fédérale se réunissant au Panionium, et où chaque ville avait une voix, à l'exception de Colophon, qui en avait deux; mais on voit que ce scoliaste a éti'- chercher ce fait pour expliipier un proverbe dont Strabon donne une autre étymologie". Yitruve parle aussi d'un conseil commun, mais dans un récit rempli de trop d'erreurs pour être de quelque poids ^. Ce conseil existait si peu, que Thaïes proposa comme une innovation de l'instituer, et c'est la ville de Téos qu'il voulait lui donner pour siège*. La création d'un tribunal commun, (jui jugeât les querelles des villes, se fit attendre jusqu'après la chute de la liberté, et fut un bienfait de la domination persane". Toutes les médailles anciennes qui portent l'inscription ny.v.wviov sont de l'époque romaine'.

La confédération ionienne n'a donc jamais existé que de nom. Les douze villes ioniennes formaient autant d'Etats libres, et n'étaient rapprochées (|ue par le culte spécial d'une même divinité. La religion seule les associait : ce fut toujours son rôle, en Grèce, de tenter la réunion de ce que la nature avait fait désuni et morcelé. Elle rappelait aux Ioniens leur origine commune; elle les rassemblait, à des intervalles périodiques, dans un temple où ils se reconnaissaient pour

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