‹ Questions historiquesChapitre 17 sur 258 · QUESTIONS IlISTOUIorKS · texte numérisé non relu

QUESTIONS IlISTOUIorKS

entière'. » Nous avons à regarder sur (|iirls faits, sur quels textes Maurer appuie eelte doctrine.

Puisqu'il s'agit des temps les plus anti(jues, il était naturel qu'il présentât d'abord des ddinuicnls anciens. César vient le premier; il signale chez les Germains « l'absence de j)ropriétés privées et de limites individuelles' i>. Ce texte est formel, et, bien qu'on puisse dire que César n'a pas connu les (lermains chez eux", il est d'une grande autorité, venant d'un esprit aussi précis. Je ferai toutefois observer que le j)assage de César n'est pas du lnut une description de la mark telle que Maurer et ses disciples la con(;oivent. César ne montre nullement une markgenossenscliaft, qui serait une association de paysans cultivant en commun un sol dont ils seraient propriétaires en commun, suivant la théorie de Maurer; il montre, ce qui est fort différent, les chefs de canton disposant arbitrairement d'un sol dont ils paraissent être seuls propriétaires, et transportant chaque année çà et là sur ce sol les familles et les groupes d'hommes. Ceux-ci semblent n'avoir aucune initiative, aucun droit; les chefs ne leur laissent « (pie l'étendue de terre qu'ils veulent », « à l'endroit où ils veulent », et ils « les obligent » à changer de place. Il y a loin de là à la prétendue association de la mark, c'est-à-dire à l'association de paysans libres cultivant en commun et par le droit de leur copropriété. Le texte de (jésar se concilie difficilement avec cette théorie'.

Yienl ensuite Tacite. Parle-l-il de la mark dans le tableau qu'il fait des institutions des Germains? Oui, dit Maurei': car, dans son chapitre 26, « ce qu'il désigne par le mot aç/ri. c'est la mark ». « Toute terre commune et indivise, dit-il

t. Geschichle der Mdvhi'cvfdssung, 18Ù0. — La nirme tiu'orie a été rcpi'Oiluile, .ivi'c peu (le ilillëreuces, (|uelquelois avec de nouvelles exagérations, |)ar Wailz. Deutsche VerfassiDKjsyescliiclile, ô' éilit., t. I, p. 125-IjI; Solnn. [icichs- nnil Gerichtsvei'fassumj, \t. 117. '209-210.

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