Césai', VI
3. L'expédition sur la rive droite du Rhin n"a duré que dix-luiit jours.
■i. Voici le passage do César : Heqtie quisquam (igri modum cerluiii aiit fines hahel pyoj)iios; sed mnqistiatus ac principes in nnnos sinyulos (icntilnis cognaiiunibusqnc hominum qui una eoierunt, quantum et quo loco visunt est, ayri attrihuunt, (Uque iinno post alio transire coijunl.
encore. Taeile ra]i[)ellc dijer. -> Mais do iiiiel droit Mauror Iraduil-il dans Tacite agri et plus loin ager par « terres communes =>, alors que le mot communis n'y est pas? « C'est que. dit-il encore, le mot aijer, au sens romain, siimifiait à lui seul iKjer publicus. » Vuilà une petite al'finnation philologique qui d'abord n'a l'air de rien, mais qui tient une grande place dans le livre de Mauror. 11 la répète trois fois'. Elle est, si l'on y legarde bien, la base sur laquelle s'appuie le système. Mauror et ses disciples ont besoin que Tacite ait parlé do la mark; mais, pour cela, il leur faut que le mot aijcr on latin ait signifié à lui seul (tgcr puhlicits, c'est-à-dire nidrl;, lorro commune, (jemeinland.
C'est ce qu'il importe do vérifier. Le vrai sons d'un mol no se trouve pas par rimagination ou en feuillelant un polit dictionnaire. Il se déduit de la comparaison des divers exemples où ce mot se trouve employé. Le terme ager est assez fréquent dans la littéi-alure latine pour (ju'un esprit altonlif no puisse pas s'y tromper. (Ir jamais on ne le trouve employé avec le sons de terre publique, à moins <|u'il ne soit accompagné du mot publiciis ou du génitif populi ou do quoique autre terme indiquant clairement l'idée spéciale qu'on voulait lui donner'. Seul, il n'a jamais signifié terre publique. Lisez Caton et Varron; ils ne parlent pas une seule fois de la terre publique.