‹ Questions historiquesChapitre 173 sur 258 · Iiirm, V · texte numérisé non relu

Iiirm, V

A Uloiii, V, 58.

MÉMOIRE SI K l.ll.E DE CIIIO. 281

soumission avait t'ié paisible, autant sa rébellion est vigoureuse. Unie pour la première l'ois aux Ioniens, elle envoie une flotte (If eeni vaisseaux se joindre à eux près do l'ile de Lada'.

Ce cliill're de cent voiles ne diiait rien à notre raison, si nous ne calculions avec exactitude la force dune telle flotte. Hérodote dit clairement que ces bâtiments étaient des trirèmes. Or une tiirème. au lem[is dHérodote, de Thucydide et de Xénoplion, portail toujours deux cents niaiins'. In bâtiment de guerre avait, en efll'l, besoin d'un grand nom])re de rameurs; car dans un combat on carguait les voiles (ce i[ni nous explique <jue l'on combattit généralement dans des passages étroits et sans tenir compte du vent) et l'on manœuvrait à la rame. Comme d'ailleurs les Grecs ne combattaient pas le plus souvent à l'abordage, mais que leur tactique favorite consistait à présenter la proue au travers de l'ennemi pour le couler on à briser ses rames pour le condamnera l'immobilité, c'était toujours la rapidité des mouvements qui donnait la victoire". 11 fallait donc multiplier les rameurs.

Outre les marins, une trirème portait toujours un certain nombre d'hoplites ou d'hommes de trait'; c'étaient les seuls combattants : on les appelait éjiibates. Les cent vaisseaux chiotes portaient chacun quarante épibates d'élite. Celte flotte comptait donc vingt mille matelots et quatre mille soldats". Si tous étaient citoyens, quelle devait être la population de l'Ile'/ Si les rameurs étaient esclaves, comme il est proliablc, (|uelle devait être sa richesse"?

Les Égyptiens el les Phéniciens ayant de leur côté six cents trirèmes, on peut estimer qu'à la bataille de Lada plus de deux cent mille hommes furent aux prises. On n'avait jamais vu aussi parfaite union parmi les Ioniens; et cette union, même en présence d'un ennemi plus nombieux, les rendait

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