‹ Questions historiquesChapitre 175 sur 258 · Idem, \TD · texte numérisé non relu

Idem, \TD

MÉMOIRE SIF( LILF. HE CIllO. 283

quel côlé est donc la pairie commune? Ne serait-ce pas là où rlii' comiilc le |)lus j:raiid nombre de ses enfants? »

Dans une iiistoire jirecque, on ne peut presque jamais dire la Grèce; dire une ville grecque est encore une frénéralilé trop hardie : c'est tel ou tel parti dans chaque villr qu'il faut dire. Jamais la Grèce ni même une cité {grecque n a api unanimement, fût-ce contre l'étranger. Ce n'est pas Chio qui secoua le joug des Perses après la bataille de Salamine, c'est un parti dans Chio.

Le parti médique était au pouvoir, et il avait donné sans répugnance des marins à Xerxès. Ine fois que la force passa du eolé des Grecs, le parti hellénique reprit courage à Chio et s'agita. 11 se confondait, nous l'avons vu, avec le parti national de l'aristocratie, comme le parti contraire avec celui des tyrans. Sept citoyens se conjurèrent dans le double but de tuer le tyran Slratlis et de réunir Chio à la Grèce'. Trahis avant l'exécution, ils s'enfuirent de l'île, passèrent à Kgine, où était mouillée la flotte grecque, et la conjurèrent de délivrer l'Ionie.

S|)arte hésita, ne voyant nul intérêt à ce que les Ioniens fussent affranchis. Léotychides se décida pourtant à conduire sa flotte jusqu'à Mycale, et vainquit les Perses sur terre. Ce succès assura le triomphe du parti hellénique à Chio; la tyrannie et le médisme tombèrent, et l'île se trouva redevenue une ile grecque.

l/aristocratie revint alors au pouvoir et gouverna sans inlorru|)tion jusque vers la fin de la guerre du Péloponèse. Klle rendit à Chio son commerce et sa richesse. Elle sut lui donner un bienfait que bien peu de villes grecques reçurent de leur gouvernement : une paix de soixante et dix années'.

II. [depiis l.v bataille de mvcale jusqu'à l'arrivée des romains.]

Par l'impuissance où elle avait été de s'affranchir ellemême, Chio avait appris cpie l'i-olemenl n'était [dus permis.

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