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286 QUESTIONS UISTORIQUES.
Elle entra dès lors tlaiis une nouvelle période, durant lacjuelle le régime municipal subsista tout entier, mais corrigé par le système fodératif.
Or elle ne pouvait pas se rallier, comme elle ra\ail lait une fois, à la confédération ionirnnc; li"- ville- ilc la Icrre ferme restaient sujettes; car la bataille de Mycale n'avait pas enlevé aux Perses un seul pouce de terre du continent asiatique'. 11 fallait donc do toute nécessité (jue Chio se mît sous la protection de la Grèce européenne.
Des îles qui ne pouvaient pas se défendre seules devaient être pour leurs défenseurs ou un embarras ou un instrument de domination. Sparte ne vit que le fardeau d'une alliance inutile et coûteuse, et proposa de transporter les insulaires en Béotie'. Athènes vit un empire à fonder, et s'engagea à les défendre dans leurs îles. Elle mit alors en avant des traditions qui faisaient d'elle la métropole de l'Ionie, et qui lui donnaient, envers Chio et les autres iles, des devoirs et des droits. Elle avait d'ailleurs' cet avantage sur Sparte, qu'on ignorait encore comment elle exerçait l'empire. La raideur de Pausanias témoignait assez des intentions de Sparte; la douceur d'Aristide et de Cimon" cachait encore ce que seraient celles d'Athènes. Tous les alliés, Chio à leur tète, refusèrent d'obéir aux Spartiates, et voulurent être libres avec les Athéniens*.
Ni Athènes ne songea d'abord à commander, ni Chio à obéir'. Chio fournissait à la confédération un contingent de vaisseaux, comme d'autres villes contribuaient de leur argent. D'ailleurs elle envoyait ses députés à l'assemblée commune qui siégeait régulièrement à Délos, et avait ainsi sa part de souveraineté. Athènes avait seulement l'hégémonie, c'est-à-dire le privilège de nommer le général de l'ainn'e alliée et de diriger les opéra-