Plularque, Vie d'Aristide, c
5. [Cf. P. Guirautl, De ta condition des alliés dans la première confédération athénienne, dans les Annales de la Faculté des Lettres de Bordeaux, cinc|uicinc année. 1
MÉMOIRE Sl'R L'ILE DE CIIIO. 287
lions mililairos. A cela près, loii'- les alliés avaient des didils égaux. Ainsi la Grèce essayail le sysiènie l'édéralir, el cela de la façon la plus sage, donnant à cluu[ue ville la liberté du gouvornenieul intérieur, «à toutes une égale part de direction et de surveillance dans les afl'aires communes, à une seule le conimaudemenl militaire'.
(ielte tentative échoua plus tard par la Mijiéiiorité natuiclle d'Athènes, par les progrès de la démocratie dans son sein. (|ui changèrent la nature de ses relations extérieures, enfin par les intrigues île Sparte, (|ui, en semant le trouble parmi les ;iHiés, força Athènes à changer la confédération en domination.
Cihio échaj)pa à cet empire, grâce à sa puissance et surloiil à la sagesse qu'elle eut d'aimer mieux fournir des vaisseaux cl des soldai- ipir de l'argent '. L'argent (pTelIc eùl donni' ne l'eût pas garantie contre une augmentation iiuK'linie de triliul; sa flotte, en l'aguerrissant, la faisait ies|)ecler à la fois de ses ennemis et de ses alliés. Elle fui en effet ménagée, et conserva toujours le titre d'aulonome et l'exemption du Irihut"". En fait, elle subissait la loi des Athéniens, mais ra|iparence de l'égalité lui suffisait, et sa haine contre eux vint d'ailleurs (|uc de son indépendance blessée.
La cité n'avait d'alxu'd connu (|Ue deux partis, celui du médisme (ui de la tyrannie, celui de riiellénisme ou de l'oligarchie. A la chute du jU'emier, le jieuple docile s'était attaché au second. Mais, plus tard, Athènes ne crut pouvoir conserver l'empire qu'en établissant partout la démocratie, et celte pnliti(|ue fut rendue nécessaire par la polilii|ue opposée de Sparte. I.'inllueiice athénienne obtint ce résultat à (^liio, (jue le peuple, jiiM[ue-là si soumis. commenç,i ;i -'enhardir, à s'agiter el à devenir menaçant. Il se forma, pour la [iremière fois, un |iarli démocratique, qui compta sur .Vlhènes, et qui Ibrçu l'oligarchie à compter sur Sparte.
Voyons ici l'excessive habileté de celte aristocratie chiote, cl
1. Tliiicvdidr. I. 9(i el 97. Diodoie, \1, 17. I'lu(;ii(|iit', là' irArisiid,-, <■. 'ii. Thiavdido." III. Kl.