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•2. Idoiii; Mil. r.. -il.
.".. Mem. Mil. 9.
i. I.l-ni. VIII. I i.
5. (Cf. i>liis huul. Polijbe, c. 1, p. 12'J el sulv.; La Cité antique, llv. IV, c. H.]
290 (Jl'KSTIll.NS lllSTdlUQL'ES.
lie |i(iss(''(liiil |ia-. I.à c^l le sccrci de loulcs les révolutions en Grèce. L'iuistoLnilif ((iiiilnillil itoiirLoiisciver la richesse, ella démocralie pour l'acciuérir. JSul principe, nulle question de droit ne les mit aux prises. Voyons-nous nne victoire de l'aristocratie, c'est une restitution de biens; du peuple, c'est une spoliation ouverte ou déguisée par la confiscation, le partatre des terres, les di--lributions de vivres, ouïes institutions semblables à celle du tiiobole. On aime à supposer aux Grecs un vif amour de la liberté. Il n'en est rien : les Grecs n'ont jamais eu une idée netle de la liberté; ils n'en ont jamais connu ni les conditions ni les devoirs. Ils ont toujours confondu la liberté avec le pouvoir ; ce qu'ils appelaient être libre, c'était gouverner ; aussi n'y avait-il jamais qu'un parti qui lut libre. Celte liberté vraie, qui assure à chacun une conscience, qui lui garantit sa vie, ses propriétés et son honneur, cette liberté qui, chez les modernes, triomphe de toutes les révolutions, aucune révolution ne la donnait aux Grecs. Aussi ne soyons pas surpris quand nous verrons des maîtres étrangers asservir la Grèce; tous l'ont trouvée docile : tellement les temps de son indépendance l'avaient peu habituée à la liberté.
L'île fut à la fois occupée pai' les Sj)arliates et par les Athéniens; l'aristocratie qui, pour se soutenir, avait alors besoin de l'appui des étrangers, fit entrer dans l'acropole une garnison lacédémonienne et un harmoste. Une sorte de terreur fut organisée. On craignait le peuple: on prit chez lui bon nombre de matelots qu'on embarqua sur la Hotte péloponésienne. Ce qui restait donnait encore des incjuiétudes : on y prit des otages, et un peu plus tard on les massacra'. La conduite du gouverneur Spartiate, Pédarite, fut si odieuse, (jue les exilés osèrent se plaindre à Sparte même, et que sa mère lui écrivit cette lettre laconi([ue : « Ou change de conduite, ou n'espère pas me revoir*. »
D'autre part, les Athéniens, trompant toutes les prévisions et tous les calculs par leur Cdurage. avaient équipé nne flotte"