‹ Questions historiquesChapitre 186 sur 258 · riéuioslhène. fie Chersoneso, 2i · texte numérisé non relu

riéuioslhène. fie Chersoneso, 2i

". M.rii. Sur la couronne, 2.")4. Diodore. \VI. 77.

296 OUESTIONS IlISTORIOUES.

L'empire (pic In Maii'ilninc s"ac([uil ^ni la fii-i'c-c ne chan^'cM à Cliio que le nom des partis; on lut laconiscutt ou macédunisanl, suivant qu'on était de l'olijiaichie ou du parti populaire riche ou pauvre.

L'expédition d'Alexandre n'a pas été regardée par les contemporains des mêmes yeux que nous la regardons; ils n'v ont pas vu l'avenir et l'honneur du nom grec engagés, ou. s'ils l'ont vu, ils y ont été insensibles. Tout ce qu'un Grec avait d'esprit, de cœur et d'énergie était donné à de mesquines rivalités de factions ; ses aspirations n'allaient pas plus haut (]ue le triomphe de son parti. Jugeant d'après nus idées ordinaires, nous voudrions que l'expédition d'Alexandre eût élouflé, pour un temps, ces misérables querelles. D'après les idées grecques, c'est le contraire qui devait arriver. Qu'Alexandre fût resté paisible en Macédoine, Chio lui eût obéi; mais il combat au nom de la Grèce, Chio se soulève.

Cette île a eu le malheur de se trouver toujours du côté des Perses dans les luttes que la Grèce a soutenues contre eux. Elle servit Xerxès; elle contribua à faire rappeler Agésilas; elle se déclara contre Alexandre.

Memnon, à titre de Grec, savait parfaitement (pi'il trouverait dans chaque ville grecque un parti persan. Il n'eut qu'à se présenter devant Chio pour qu'on lui ouvrit les portes'. Une garnison persane s'établit dans la ville et aida l'oligarchie à gouverner. Mais puisque l'aristocratie était dévouée à la l'erse, le parti populaire tenait pour Alexandre. Enhardi par la victoire d'Issus, il ajipela la Hotte macédonienne, ouvrit l\ son tour les portes de la ville, et livra les chefs de la faction contraire'. Ainsi, les uns appelaient les Perses, les autres les Macédoniens, tous des maîtres; car à la garnison persane succéda une garnison macédonienne, et la sujétion futégale. Si l'on se demande ce que chaque parti gagnait à une révolution, il y gagnait de s'être vengé d'un ennemi.

îS'ous pourrions croire que les partisans d'Alexandre étaient

1. Dioiloie. XVUJ, 29. Arrien, Expédition d' Alexandre. II. !.">.

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